samedi 29 novembre 2014

Aller simple pour Nomad Island de Joseph INCARDONA


 

Aller simple pour Nomad Island de Joseph Incardona, éditions Seuil, 19 euros

La famille Jensen avait choisi de passer une semaine de rêve sur une île paradisiaque de l'océan indien. On y vantait ses charmes sur internet et Madame Jensen s'était laissée séduire. 
Ils sont donc arrivés, Monsieur et Madame Jensen accompagnés de leurs enfants, sur un lieu à part où l'on oublie tout et surtout où l'on est oublié de tous.
Aussitôt le village de vacances qui les héberge se met à influencer chacun des membres de la famille Jensen. Le premier matin, le père constate au bout de son jogging qu'un réel enfermement se concrétise tout autour du village avec des clôtures barbelées, qui plus est, tournées vers l'intérieur. Pendant ce temps, Madame Jensen s'adonne à une séance de bien-être hors du commun qui semble littéralement l'aspirer tandis que sa fille, une adolescente au bord de la rébellion, se résout avec une frondeuse détermination à la perte imminente de sa virginité. Enfin, le petit dernier, un garçon surdoué de huit ans, s'épouvante de l'autorité menaçante de la monitrice qui prend en charge son apprentissage de la plongée sous-marine. Ce sera lui, le premier, à comprendre ce qui se trame sur cette île, initiés par deux nouveaux amis malmenés comme lui lors des séances d'animation. Ils envisageront dès lors une tentative d'évasion. 
Les quatre Jensen reconnaissent chacun une vérité différente à la vie qu'ils mènent au village. Quand celui-ci révélera t-il pour de bon son inquiétante finalité ?

Le suisse Incardona a du beaucoup fantasmer sur ces îles propices à une consommation effrénée des crèmes solaires. Le thriller qu'il  nous sert avec, comme à son habitude, une forte dose d'humour, procure néanmoins un véritable frisson à la fin de chaque chapitre.
La progression de son histoire aux résonances multiples (la série télé Le prisonnier, Jurassic Park, L'île du Dr Moreau etc..) réserve un plaisir constant voire addictif qui s'empare du lecteur enfermé, comme les Jensen, dans un univers qui sent fort le sable chaud. 
Impitoyable, Joseph Incardona s'amuse au paradis dans lequel il fabrique, en bon horloger, une mécanique diabolique remplie de petites roues crantées dans lesquelles se cache une bombe infernale nommée Famille...

Jeu de l'oie du Bassin d'Arcachon




A l'occasion de la sortie en librairie du
Jeu de l'Oie du Bassin d'Arcachon
les éditions Capucine
sont heureuse de vous inviter


MERCREDI 3 DECEMBRE à 17h30



autour d'un apéritif 
durant lequel Pierre Teissier le concepteur du jeu, 
Charles Daney l'auteur des textes, 
Frédérique Ruault le photographe 
et Mélissa Charrier l'illustratrice
vous présenteront ce nouveau jeu qui ne manquera pas de réunir 
petits et grands 
du Banc d'Arguin aux cabanes tchanquées en passant par des lieux incontournables ou méconnus !

dimanche 23 novembre 2014

Meursault, contre-enquête de Kamel DAOUD

Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, éditions Actes Sud, 19 euros

Cuisine interne, les prix sont finis.
Parmi les nommés, Kamel Daoud a longtemps fait parler de lui. En raison d'Albert Camus, bien sûr, le "héros" tel qu'il est souvent appelé dans Meursault, contre-enquête. Cela a joué pour et contre Kamel Daoud. 

Il est vrai que longtemps on ne sait où veut en venir Haroun le narrateur de Meursault, contre enquête. On comprend vite que celui-ci revendique être le frère de l'arabe tué dans L'étranger mais il se garde bien de citer le titre du livre. C'est une des clés narratives du roman qui ne cesse d'évoquer l'épisode central du grand livre de Camus, l'assassinat d'un arabe sur une plage d'Alger en plein soleil, il y a plus de soixante ans, par un français du nom de Meursault. Et c'est bien là le hic de cette histoire qui tourmente Haroun constatant avec effroi que si l'assassin porte un nom, la victime, elle, reste anonyme.

Nous prenons donc connaissance de l'histoire de Moussa, l'arabe tué en 1942 jamais nommé dans L'étranger. Plus précisément, nous écoutons l'histoire d'Haroun dont nous découvrons le tempérament et  les secrets qui l'accompagnent. Sa vie a traversé l'histoire de la jeune nation algérienne de 1962 à nos jours. Elle nous est racontée du fin fond d'un bar qui héberge chaque jour ce frère hanté par un mort, un martyr mais encore, longtemps étouffé par une mère amputée d'un fils au détriment d'un autre qui a eu le tort de rester en vie.
Ce fils restant, qu'a t-il fait de sa vie à l'ombre de ce frère, tué deux fois, dans la vie réelle, puis dans un livre ?

Kamel Daoud  n'instruit pas un procès à l'encontre de Camus, bien au contraire, il en épouse malicieusement le style (donc les thèses), notamment lors de l'interrogatoire subi par Haroun dans les jours qui suivirent l'indépendance de l'Algérie. Une forme de détresse apparaît chez lui, ponctuée par un vif désenchantement. S'adressant à un témoin invisible et muet, Haroun raconte ce qui pèse en son âme depuis ses plus jeunes années jusqu'à aujourd'hui où il passe pour un vieux fou.
Kamel Daoud procède par interpellation : "As-tu bien noté ? Mon frère s'appelait Moussa. Il avait un nom. Mais il restera l'Arabe, et pour toujours." 

Le lecteur, qui ne sait rien de cet arabe tué dans L’étranger, va connaître la face cachée de cette histoire, autrement dit, le point de vue algérien. Mais ce point de vue est dépourvu de haine, il évite tous les écueils du ressentiment facile. Nous sommes à l'opposé de la caricature qui se résumerait au bon arabe contre le mauvais français. Kamel Daoud est présenté par son éditeur comme le chroniqueur journaliste le plus lu en Algérie. 
Autant dire qu'il n'appartient pas, loin s'en faut, au mouvement islamiste intégriste qu'il égratigne voire provoque à maintes reprises. Meursault, contre-enquête est un livre courageux, conscient des risques encourus et de la mauvaise interprétation possible de son sujet.
Le jury du prix Goncourt, à une voix près, a failli prendre un autre risque, celui de récompenser un livre audacieux qui interpelle son lecteur.

samedi 15 novembre 2014

L'île du point Nemo de Jean-Marie BLAS de ROBLES

L’Île du Point Némo
L'île du Point Nemo de Jean-Marie Blas de Roblès, éditions Zulma, 22.50 euros

Diantre, quel roman ! Combien sont-ils à pouvoir rivaliser de la sorte ? 
Certes, Jean-Marie Blas de Roblès s'appuie fermement sur l’œuvre de Jules Verne et l'on a plaisir à recenser les hommages appuyés à Michel Strogoff, Cinq semaines en ballon, L'île mystérieuse, Vingt mille lieues sous les mers. 
Dans les airs, sur les mers, par le train, de Moscou à Pékin, de Biarritz à Sydney, les rebondissements se multiplient et une quête irréelle, fantasque et chimérique vous attend.

Des personnages atypiques surgissent quasiment à chaque chapitre, l'auteur jouant sur tous les registres possibles du roman d'aventure. Ce feu d'artifice permanent est contrebalancé (un chapitre sur deux) par une autre histoire située dans les confins du Périgord entre Domme et Sarlat. Elle constitue l'antithèse de cette folle poursuite menée à l'autre bout du monde. 

C'est donc en Dordogne que Jean-Marie Blas de Roblès brosse le portrait d'une époque dévolue à la lecture mais désormais confrontée à un présent numérique où les chefs-d’œuvre de la littérature sont compactés, mélangés, inversés. 
La fin du papier et l'avènement des liseuses dispensent aujourd'hui les lecteurs d'une libération et d'une prise de conscience envers le monde telles qu'elles furent vécues dans les manufactures de tabac notamment à Cuba où l'on fabriqua les meilleurs cigares en écoutant des lecteurs lire à haute voix les romans de Dumas, Hugo et Balzac. 
Cette tradition unique de lecture publique au travail, réelle ou inventée, constitue l'un des plus beaux passages du point de l'île de Nemo. 

Jean-Marie Blas de Roblès crée alors une métaphore magnifique à partir des personnages les plus immobiles qui soient, des lecteurs. Ce sont eux qui clôturent l'extravagante histoire de l'île du point Nemo. Arnaud, le dernier producteur de cigares du Périgord, des "Jean Valjean" appréciés à hauteur de ceux que l'on fabrique à Cuba, est parvenu à la perfection grâce à cette tradition des lectures publiques. Sa femme Dulcie en fut l'instigatrice, or celle-ci est en passe de quitter le monde, la voici plongée dans un coma profond, étendue nue dans sa parfaite beauté. 
Arnaud s'échine à lui parler encore, persuadé qu'elle entend tous ses discours, toutes ses histoires et croit en la force des livres pour ramener Dulcie à la vie. C'est le dernier défi de sa vie. 
Derrière Arnaud se dissimule le statut de l'écrivain qui ne sait ce que son lecteur entendra à son histoire, à son univers où se bousculent tant de personnages et tant d'aventures. 

Il est vrai que les références pullulent dans L'île du point Némo, mais Jean-Marie Blas de Roblès au lieu de nous assommer de cet infini littéraire, nous subjugue. Nous lisons à la manière d'un feuilleton ce roman exceptionnel qu'il faut lire par bribes et le laisser pour mieux s'en ressaisir et poursuivre l'épopée haletante aux ramifications extraordinaires.  

Notons, pour finir l'insertion, de sublimes respirations que nous offre l'auteur en hommage aux fameuses Nouvelles en trois lignes rédigées il y a plus d'un siècle par Félix Fénéon. 
En voici une d'ailleurs qui concerne les arcachonnais :  

"Choses qui sentent bon l'air marin. 

 A Arcachon, avenue des Goélands, le septuagénaire cleptomane ouvrait les voitures avec un couteau à huîtres." 

samedi 8 novembre 2014

La librairie fête ses 90 ans !!!

Parce que nous sommes des librairies indépendantes 
qui ont les mêmes valeurs, 
à l'occasion de nos 90 ans
 nous sommes très heureux de nous associer
 à La Librairie Georges de Talence 
qui elle souffle ses 110 bougies!

Les voyages formant la jeunesse
SAMEDI 29 NOVEMBRE de 10h00 à 12h00
nous vous invitons ainsi à découvrir le catalogue des éditions Elytis 
et à rencontrer plus particulièrement Stéphanie Ledoux 
dont les illustrations sont remarquables 
(pour en savoir plus sur elle, voici un lien que nous vous conseillons vivement: http://stephanie-ledoux.blogspot.fr/ )


C'est lors de l'apéritif qui suivra cette présentation 
du samedi 29 Novembre que nous vous dévoilerons 
le palmarès de notre fameux jeu "Le saviez-vous?" 
et remettrons ainsi les lots aux vainqueurs !!!

Merci de nous confirmer votre présence au plus tard le 19/11.

vendredi 31 octobre 2014

Le linge sale de RABATE et GNAEDIG

Le linge sale de RABATE et GNAEDIG aux éditions Vents d'Ouest, 19.50 Euros

Quelques cases suffisent à donner le ton de cette BD qui prône avec une ironie mordante et pourtant réaliste l'univers carcéral. Doucement, on s'oriente vers le personnage essentiel de l'histoire, un homme froid et déterminé, nanti d'une culture de lettré acquise durant les vingt ans qu'il a passé en prison.
Son exemplarité derrière les barreaux a payé mais derrière ses lunettes d'homme sans histoire demeure une idée vengeresse entretenue tout le temps de son incarcération. Aujourd'hui, cet homme sans qualités rumine une passion qui l'a auparavant rendu aveugle. Cette passion a pour nom Lucette (nous sommes en France, dans le dénuement d'une campagne proche de Cholet).
Lucette a refait sa vie avec l'homme qui, vingt ans avant, était son amant, un escroc à la petite semaine, chef d'un clan où chacun est toujours plus misérable que son prochain. C'est avec eux que Lucette dorénavant vit. Les répliques vont bon train dans Le linge sale et on ne sait qui d'Audiard (Touche pas au grisbi) ou du Splendid (Le père Noël est une ordure) l'emporte comme référence, toujours est-il que ces chez gens-là on ne manque d'aplomb. La vulgarité est exposée ici comme de la viande crue et cela en devient fascinant.
L'homme sorti de prison a vite fait de retrouver Lucette et ses acolytes. Il est hors de question qu'il refasse la même erreur qu'il y a vingt ans. Cette fois-ci, il va calculer, il va prendre son temps et ne pas tirer à l'aveugle et se tromper de cible lamentablement, comme il l'a fait la dernière fois. En effet, il avait débarqué dans la chambre d'un hôtel où il avait cru prendre sur le fait Lucette et son amant. Erreur fatale qui lui fit abattre dans l'obscurité, deux innocents qui batifolaient gaiement avant qu'il ne s'introduise dans leur chambre et fasse un mauvais carton. 
BD noire au possible, Le linge sale nous envoie chez ceux qui font le plus de peine à voir, les "losers", dans une France au plus bas, et on y croit...

samedi 25 octobre 2014

Le saviez-vous? Réponse à la DERNIERE question !

Pour cette ULTIME QUESTION DU JEU: 
 Combien êtes vous à être inscrit au blog depuis sa création?1- entre 100 et 2002- entre 200 et 3003- entre 300 et 400


Et bien aussi incroyable que cela puisse être nous sommes à 378 "abonnés" au blog!!!
Nous en profitons d'ailleurs pour tous vous remercier de votre soutien 
et vous invitons à réserver d'ores et déjà la date du samedi 29 Novembre 
pour fêter avec nous nos 90 ans (plus de précisions très prochainement) !

Laurence TARDIEU


Une vie à soi de Laurence Tardieu, éditions Flammarion, 18 euros

Une vie à soi fait irrémédiablement écho à Une chambre à soi de Virginia Woolf. Laurence Tardieu n'y fait pas allusion car la chambre de son enfance située dans un grand appartement parisien lui rappelle, au contraire de Virginia Woolf qui le rechercha en tant qu'adulte, comme un enfermement qu'on lui aurait imposé.
Laurence Tardieu aura vécu longtemps à l'abri dans un quartier bourgeois avant qu'elle ne décide elle-même de quitter ce statut social trop confortable et de "dégringoler".
C'est par l'écriture que son destin s'est fait. La déclaration faite aux parents, sitôt après l'obtention de ses diplômes, de vouloir écrire constitue l'officialisation de sa nouvelle condition à laquelle ni son père, ni sa mère ne se sont opposés.
Bien des années plus tard, la visite d'une exposition de la photographe américaine Diane Arbus à la galerie du jeu de paume bouleverse considérablement l'auteur. Un processus d'identification s'enclenche à partir de la biographie de l'artiste américaine décédée 40 ans auparavant.
Laurence Tardieu se met alors à étudier toute la production photographique possible de Diane Arbus. Le livre s'engage dans une voie sensible que l'on peut résumer à la construction de soi. Laurence Tardieu, à pas feutrés, reconsidère la lente et douloureuse épreuve que fut sa condition d'écrivain née à partir d'une enfance puis d'une adolescence silencieuse et craintive.
Diane Arbus sert de repère absolu à sa propre progression, elle y trouve des éléments biographiques troublants.
Dans ses livres, Laurence Tardieu a beaucoup composé avec sa propre vie jusqu'à provoquer une rupture avec son père après avoir écrit sur l'affaire de corruption dans laquelle il fut jugé puis condamné.
Ce livre-ci, sans être un bilan, marque un temps d'arrêt et une réflexion sur la condition d'un écrivain en proie aux difficultés financières, sentimentales et familiales.
Le parcours de Diane Arbus à New-York dans les années 50 puis 60 trouva en Amérique une constellation de personnages totalement atypiques à l'opposé de sa condition sociale et dont elle fit des portraits qui dérangèrent énormément ses contemporains (on alla jusqu'à cracher sur ses photographies lors d'une exposition). Cette trajectoire sur quoi Laurence Tardieu s'appuie pour en faire ressort des éléments romanesques quoique évanescents prennent soudainement corps dans les dernières pages de ce livre étrange et très attachant.
S'imposent alors une conviction et un ton nouveau. Laurence Tardieu touche un point limite qui correspond à la fin tragique de Diane Arbus. Le redressement intime et intellectuel de l'auteur, au moment où tout semblait s'écrouler, surgit à l'écoute de la leçon artistique de Diane Arbus, une forme testamentaire qui apporte un élan vivifiant à l'auteur.
Diane Arbus ne s'est pas suicidée pour rien, Laurence Tardieu, grâce à elle, à son héritage, n'a pas renoncé, elle poursuit la fabrication de son identité pour en faire définitivement Une vie à soi.

Lire en poche Gradignan 2014

Nous n'avions pas encore eu le temps de le faire mais nous savons que vous êtes friands de nos petits reportages photos: voici donc celui du salon Lire en Poche qui fut un très bon moment!

Un salon, ça commence à peu près comme ça.... (on vous épargne les discussions avec les éditeurs et les représentants un bon mois auparavant, les changements de dernière minute, la livraison des montagnes de colis, la course après LE titre qui est manquant chez le fournisseur et dont on a justement absolument besoin pour que l'auteur que nous avons sur notre stand ne soit pas au chômage technique...):


(petite anecdote sympathique qui n'arrive qu'à nous: c'est après avoir complètement fini le chargement de cette petite fourgonnette que nous nous aperçûmes qu'il y avait un clou dans un pneu arrière et que le véhicule penchait donc dangereusement... nous vous laissons imaginer la tête de celle qui avait chargé la petite quarantaine de colis de quelques 18 kgs chacun, le tout à 22h00... nous tenons donc ici à saluer chaleureusement le garagiste qui nous sortit de cette situation difficile le lendemain matin aux aurores!)


Ensuite le tout prend doucement forme: déchargement des colis chargés la veille, ouverture des colis avec pointage de chaque titre, vérification des prix, mise en place des tables et bien sûr des livres dans un ordre bien précis car, avec nous, un livre ne saurait être un peu trop à gauche ou un peu trop à droite!




 Et puis la magie opère....







Les auteurs sont heureux:






 Christian SIGNOL dans un exercice propre au salon, exécute consciencieusement une dédicace.


Jean-Claude LALUMIERE remarqué par son roman Le front russe s'habitue aux salons.


R.J. ELLORY (et son nouveau livre bien en vue) est très attentif à ses admirateurs.


 Mister Robert GODDARD and his wife, so happy !


Frédérique DEGHELT, stylo en main, porte une attention soutenue à son interlocuteur.


Goran HACHMEISTER (à gauche) et Richard BIRKEFELD (à droite), liés par leur destin d'écrivains ont bien aimé Gradignan.

Sorj CHALANDON ne s'arrêtant plus de dédicacer

Des éditeurs sereins:

Ni vu, ni connu, il y en a un qui veille au grain (au centre de la photo)!


Et bien évidemment des libraires heureux qui ont orchestré le tout!













L'histoire s'arrête là mais pas le travail car après il fallut repartir en ayant remis les livres invendus dans les cartons, puis dans la fourgonnette (qui avait toujours son clou), puis retour à Arcachon pour décharger à nouveau à la librairie tard le soir 
mais avec le soutien incontestable d'une visiteuse inattendue qui trouvait comme nous qu'une librairie, la nuit, ça a aussi beaucoup de charme:


lundi 20 octobre 2014

Le saviez-vous? Réponse à la question de la semaine dernière

" J'ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d'hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s'est échappée à nouveau. C’est là son secret."

De quel roman est tiré cet extrait de Patrick MODIANO 
(prix Nobel 2014 soit dit en passant) ?








il est extrait de Dora Bruder publié pour la première fois en 1997.