mardi 31 juillet 2018

Prochaines dédicaces à ne pas manquer !

VENDREDI 3 AOÛT DE 11H à 13H 

Hortense DUFOUR
 

"Tout commence dans un hameau au cœur des marais charentais au sein d’une famille d’agriculteurs aisés. La naissance tardive du benjamin, Michel, d’une beauté d’archange, va briser l’apparente harmonie des choses, des lieux, des êtres…
Loin, loin du hameau.
Loin.
Là où il naîtrait à part entière.

Cet enfant si beau, si singulier, a semé le trouble dans cette famille de propriétaires terriens. Le malheur d’être né trop tard.... Pendant son enfance, Michel, baptisé « Bel Ange » par Tante Didine, ne connaîtra l’affection, la douceur, la poésie des choses qu’auprès d’elle ;  et le bonheur à l’ombre d’un acacia où il s’adonne à sa passion du dessin. Plus tard, il rompt avec le hameau pour suivre ses études près de La Rochelle. Un « nouveau monde ». Là, il habite chez Rose, une vieille dame adorable, éprouvée par la vie, malmenée  par son entourage. Comme Didine…  Alors Bel Ange, par son esprit rebelle, son inclination pour les plus fragiles, son insolente jeunesse, va bousculer l’ordre des choses. Et faire souffler un vent de liberté dans l’existence de celle qui est devenue sa protégée…."



SAMEDI 4 AOÛT DE 11H à 13H

 Alexandra ROSSI 


"Paris, 1800. Le regard du Premier Consul Napoléon Bonaparte est rivé vers les rivages de la Grande-Bretagne. Un engin révolutionnaire, capable de couler les navires en les attaquant depuis les profondeurs sous-marines, pourrait lui donner l'avantage face à ce rival de toujours. Quand Robert Fulton, inventeur américain, lui propose de fabriquer une telle machine, Bonaparte prétend ne guère y croire. En réalité, il a décidé d'en confier la réalisation à un jeune savant de retour de l'expédition d'Egypte, Maximin Desruries. Il estime qu'il est le seul à posséder le génie inventif qui lui permettra de surpasser la technologie de son temps. Tiraillé entre les puissances qui veulent s'emparer de son invention, du Caire à Paris, de Washington à Tripoli, Maximin pourra compter sur l'aide de l'ancien pirate barbaresque Altan et de la perspicace Marie-Aimée pour faire face aux espions et aux jalousies, et enfin se réconcilier avec un passé qui le hante."

 


 





Le noble art de la brouille de Matthias Debureaux

Le noble art de la brouille de Matthias Debureaux aux éditions Allary, 10 euros.

Si vous êtes dans une période de remise en question concernant vos relations amicales, ou si vous avez simplement envie d’un petit livre divertissant, Le noble art de la brouille tombe à pic !
Comment se brouiller avec ses amis sans avoir peur des représailles ? Comment enfin mettre un terme à des relations amicales sans fondement, ou qui s’essoufflent ? Matthias Debureaux fait l’inventaire de toutes les natures d'amitié qui peuvent exister entre deux personnes, et nous donne des exemples délicieux de brouilles mémorables puisées dans l’Histoire, la littérature, la musique ou encore le cinéma. Ainsi vous apprendrez à mettre un terme à une amitié à la "Gide et Louÿs", les deux écrivains qui au terme d’une promenade ont pris simplement deux chemins opposés, prenant ce désir de direction contraires comme un symbole de la fin de leur fraternité. Mais cette douce rupture ne marche pas pour tout le monde… les manières brutales existent aussi : si vous voulez amener l’art de la brouille à son paroxysme, il est conseillé de monter un groupe de rock, parfait moyen de se déchirer et d'entretenir la rancœur en lançant une carrière solo. De même, une lettre de rupture, bien ficelée et finissant par une formule à la Victor Hugo qui s’est adressé à Sainte-Beuve de cette façon :  « adieu donc mon ami. Enterrons de notre coté en silence ce qui était déjà mort en vous et ce que votre lettre tue en moi. »
Ou comme Marguerite Yourcenar à Jean Chalon « croyez en mes sentiments changés ».

Vous l’aurez compris, on se régale de ces exemples de brouilles fameuses, parfait pour nous divertir sur la plage. Truffé d’anecdotes passionnantes, ce petit livre est un excellent cadeau à faire à ses amis…qui ont le sens de l’ humour bien sûr !

Les ignorants, récit d’une initiation croisée d’Etienne DAVODEAU

Les ignorants, récit d’une initiation croisée d’Etienne DAVODEAU aux éditions Futuropolis

Richard Leroy, vigneron d’Anjou, barbu l’hiver, rasé l’été, buvant beaucoup d’eau au restaurant si nécessaire, consent à laisser son ami, Etienne Davodeau auteur de bandes dessinées, travailler avec lui, dans ses vignes une année entière. 
En contre partie, si l’on peut exprimer la chose ainsi, Etienne Davodeau consacrera un album de bandes dessinées sur l’activité du bonhomme et s’appliquera à lui montrer quelques facettes de son travail et ce qui s’y rattache, y compris le prêt d’albums d’auteurs phares de bandes dessinées, mais encore l’invitera à le suivre lors d’un déplacement chez son imprimeur, son éditeur et dans les salons de bandes dessinées comme celui de Saint-Malo et de Bastia.

Le projet, aussi équitable soit-il dans son énoncé, penche irrémédiablement, à sa lecture, vers le monde du vin. Richard Leroy occupe le premier rôle de par son caractère bouillonnant et sa démarche professionnelle aux antipodes de ce qui se fait dans la plupart des exploitations viticoles. Richard est un chercheur. Nous comprenons qu’il s’inscrit dans une démarche biodynamique dans l’élaboration de son vin: la terre d’abord, la nature directrice des choses, et un soin très manuel, très humain, dans l’entretien de la vigne. 
Hiver, printemps, été, automne, le dialogue des saisons est maintenu bien qu’entrecoupé de quelques sessions dans le monde de la bande dessinée. Le soir, Richard lit, s’ennuie fermement ou ne comprend pas toujours la démarche de certains auteurs mais perçoit aussi la beauté et la force de certaines histoires. 
Chaque déplacement est aussi une occasion pour de plus ou moins fortuites dégustations.

Au final, le métier de vigneron inspire le sentiment d’une tâche infinie et incertaine que quelques passionnés maintiennent dans une recherche authentique qui les distingue d’une pratique généralement industrielle et déshumanisée. 

Etienne Davodeau ne nous met pas en position de jugement. Son expérience suffit cependant à comprendre l’importance de Richard Leroy et ceux qui l’accompagnent. La leçon est claire, les petites exploitations, si elles ne sont pas forcément l’avenir, détiennent une vérité dans le rapport à la nature que rien d’autre ne peut remplacer. A la fin des Ignorants, il n’est plus possible de l’ignorer.  


On commence demain à être solidaires!

Les éditions Rue du Monde lancent cet été une opération intitulée "L'été des bouquins solidaires". En achetant un livre parmi une sélection de cinq titres, vous aidez à en offrir un à 5000 enfants "oubliés des vacances".
Cette belle initiative permet aux libraires que nous sommes de vous parler de deux des quatre titres qui donnent la part belle à la nature et l'environnement.





Le premier par l'excellent auteur Eric Battut, met en scène un vétérinaire qui rend visite aux animaux du zoo. Ces derniers sont tristes, abattus et malades. En mal de leur pays, ils se plaignent au médecin. Celui-ci a beau passer en revue tous les traitements et cures possibles, gélules, massages, toujours est-il que lion, ours, girafe se lamentent sans relâche.
Le vétérinaire va alors avoir une idée, une riche idée! Une idée qui peut, à elle tout seule, changer les mentalités et la vie de ces animaux...
Une fois de plus, Eric Battut nous transporte dans son univers audacieux, aux couleurs vives et au projet ambitieux et nécessaire.




Le second album est une mini encyclopédie des insectes, ceux que nous voyons tous les jours, et si nombreux cet été! Pour les apprivoiser ou seulement les observer, cet ouvrage donnent les clés aux plus jeunes pour être incollables sur les p'tites bêtes!


Into the wild


Into the wild de John Krakauer aux éditions 10-18, 7.50euros

Article rédigé par Joséphine Calas

Note: 8,5/10


Résumé: L’histoire d’un homme, Christopher Johnson McCandless, qui disparaît un été, pour être retrouvé deux ans plus tard, son corps décomposé, dans un bus abandonné dans la forêt en Alaska. L’auteur du livre, qui est journaliste, écrit alors un court article pour le journal. Toutefois subjugué par cette histoire il décide de retracer le chemin du protagoniste. Il finit alors par écrire ce livre, dans lequel il raconte son parcours impressionnant tout en faisant des liens avec d’autres personnages similaires, son histoire personnelle et certains héros de romans.
Opinion personnelle: Ce livre est absolument subjuguant. Il nous fait réfléchir sur notre train de vie, tout en réalisant que ce qu’on pense d’une personne peut être faussé par la façon dont une autre personne parle d’elle. En lisant ce livre je suis passée de impressionnée par l’idéalisme de Christopher, à surprise par certains de ses actes qui paraissent stupides ou irréfléchis, puis à ressentir de la pitié envers son sort. C’est écrit en quelque sorte comme un journal de voyage, mais ça n’est pas écrit chronologiquement (c’est tout de même compréhensible). Enfin, grâce aux citations en début de chapitre, on trouve d’autres livres qui pourraient nous intéresser (même si la plupart sont des classiques).
Citation: “I was surprised, as always, at how easy the act of leaving was, and how good it felt. The world was suddenly rich with possibility.” - J’étais surpris, comme toujours, à quel point l’acte de partir était facile, et combien ça faisait du bien. Le monde était soudainement devenu plein d’opportunités.

Joséphine

vendredi 20 juillet 2018

IL arrive....!

Il est toujours aussi beau, IL est toujours aussi rouge, 
Il ravira toujours autant un large public pour un moment festif de rencontres et d'échanges,
nous qui avons été à ses côtés depuis la première année,
nous sommes très heureux de vous annoncer la venue du
CAMION QUI LIVRE des éditions du LIVRE DE POCHE
Et pour fêter dignement son 5ème anniversaire,
voici le programme que nous vous avons concocté
avec la présence de Laure Manel, Nicolas Robin et Bernard Werber !


Prochaines dédicaces à ne pas manquer !

SAMEDI  21 JUILLET de 11h00 à 13h00 et de 15h00 à 18h00

Jeanne FAIVRE D'ARCIER



"Plusieurs SDF qui dormaient près du pont de Pierre se sont noyés dans la Garonne ces derniers jours. Ces nouvelles bouleversent la jeune Cornélia, qui s'est toujours demandée si sa mère, disparue une dizaine d'années plus tôt, n'a pas connu le même sort. En essayant d'en savoir plus, Cornélia et son frère Nicolas sympathisent avec Romain, seize ans, qui survit tant bien que mal en vendant ses croquis et ses portraits dans la rue. Lorsque le garçon disparaît à son tour, l'enquête de Cornélia et Nicolas les mène bien plus loin qu'ils l'avaient imaginé... au-delà même de la réalité.   
· Un roman riche en rebondissements qui répond à tous les codes du polar, le côté historique en plus · Un twist surnaturel pour les jeunes fans de paranormal · Des héros au grand cœur, prêts à aider leur prochain malgré les préjugés · Une aventure qui ne laissera pas indifférent"

LUNDI 23 JUILLET de 11h00 à 13h00

Catherine FAYE


"Décembre 2001. Lucien, onze ans, vient d'arriver à Buenos Aires avec sa mère. Dans une librairie, il est captivé par de mystérieuses petites boîtes jaunes. Dedans, de minuscules poupées. Selon une légende, si on leur confie ses soucis avant de s'endormir, le lendemain, ils se sont envolés. Le temps qu'il choisisse son attrape-souci, c'est sa mère qui s'est envolée. Disparue. Lucien part à sa recherche. Se perd. Au fil de ses errances, il fait des rencontres singulières. Cartonniers, prostituées, gamins des rues avec qui il se lie, un temps. Et grâce à qui, envers et contre tout, il se construit, apprend à grandir. Autrement. Rebaptisé Lucio par ses compagnons de route, cet enfant rêveur et déterminé incarne ce possible porte-bonheur que chacun a en soi."

Fugue romaine d’Edith DE LA HERONNIERE

Fugue romaine d’Edith DE LA HERONNIERE aux éditions Desclée de Brouwer, 17 euros.


Ce livre est la démonstration du comment, en moins de deux cent pages, traverser l’histoire de la ville éternelle, Rome ! 
Ce pari risqué est soutenu par une expérience personnelle riche en rencontres, en séjours prolongés initiés dans les années quatre-vingt et par une curiosité qui logiquement débouche sur une connaissance érudite de la ville. 

Edith de la Héronnière par son écriture qui dégage une forme décontractée, très italienne, dissimule sa connaissance profonde de Rome. Ainsi procède-t-elle par un télescopage régulier du présent avec le passé.

L’histoire de l’antiquité avec sa cohorte de personnages qui résonnent puissamment en chacun de nous, fait apparaître Néron, César, Trajan, les empereurs, Cicéron, Tite-Live, Martial, les penseurs, historiens et poètes. Ils surgissent pêle-mêle et garnissent le propos de Fugue romaine, ressuscités au détour d’une histoire bien particulière et conservés dans la mémoire des lieux. Le plus frappant des exemples est celui de la Maison dorée, Domus aurea, retrouvée lors d’un percement pour le futur métro. L’immense palais voulu par Néron a surgi après les assauts d’un bulldozer et ses peintures, de retour à l’air libre, ont disparu sous les yeux ébahis et catastrophés des archéologues. 

Rome, ville d’art à l’extrême, est renforcée par la présence du Vatican que sert trois fois par jour le tintement  des cloches de centaines d’églises parsemées dans la ville. 
Autres témoins de leur passage romain, Stendhal, Chateaubriand, Goethe, Zola, Yourcenar sont des repères qui ont jugé les beautés parfois irritantes de Rome. Mais c’est avec les Italiens que l’auteure converse le mieux. Ils l’aident à sortir des sentiers battus et l’emmènent vers des territoires préservés ou cachés. Ainsi peut-elle voir de l’autre côté des murs des villas silencieuses de l’Aventin, parcourir en paix le jardin botanique ou bénéficier d’une visite exclusive  de la fresque du Jugement dernier de Cavallini en l’église Santa Cecilia du Trastevere. 

A Martial, au Tasse, à Fellini à Cristina Campo, à Giordano Bruno à Carlo Levi et à bien d'autres encore, Edith de la Héronnière garde une place précieuse dans son livre. Ils sont présents aux côtés d'autres romains plus anonymes, de leurs insultes faciles et de leurs vespas.


Le charme de ce livre tient à ce vaste emprunt aux diverses facettes de Rome et, comme le début de cet article l’annonçait, il fallait une connaissance réelle de la ville alliée à celle plus instruite des arts littéraires, musicaux, picturaux et architecturaux pour réaliser cette œuvre touchante car personnelle et qui déploie dans la simplicité un immense savoir.

Congo 1905 le rapport Brazza


Congo 1905, le rapport Brazza de Tristan Thil et Vincent Bailly, éditions Futuropolis, 20 euros

En 1905, suite à la révélation d’exactions opérées par des administrateurs coloniaux au Congo, une commission française est envoyée là-bas pour enquêter sur ces méthodes. A sa tête un homme sage et honnête, Pierre Savorgnan de Brazza (fondateur de Brazzaville). Explorateur, il est chargé de lever le voile sur l’affaire « Gaud et Toqué », en prenant soin de ne pas mettre à mal la mission et la présence française au Congo.
Brazza est donc soumis aux tensions du pouvoir français, mais n’y cède pas. Il fait ses propres entretiens comme il l’entend, prend le temps d’observer et de réfléchir sur les méthodes douteuses qui s’avèrent, au fil de ses observations, contre toute éthique et inacceptables : les travailleurs dans les plantations de caoutchouc sont forcés et menacés, leur famille étant retenue en otage comme gage de leur efficacité.
Face à ce constat, Brazza rédige un rapport qui fait état de ces quatre mois pendant lesquels sa santé se sera dégradée à mesure de la découverte de ces abus. Il y laissera d’ailleurs sa vie quelques temps plus tard.
Le rapport est enfoui par la France, et finalement découvert en 2004 par l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch (à l’origine de nombreux travaux et ouvrages sur l’Afrique). Cette bande dessinée met en lumière la longue histoire de ce texte, et interroge une nouvelle fois la question de la Françafrique, avec intensité, et ce grâce à un dessin et un trait captivants.

Everything, Everything


Titre: Everything, Everything
Auteur: Nicola Yoon
Note: 7,5/10
Type de livre: Roman d’amour

Résumé: L’histoire d’une fille ayant une maladie rare lui interdisant de sortir hors de sa maison. Toute sa vie, elle a vécu avec sa mère médecin, et les seuls contacts qu’elle a eus au monde extérieur sont son infirmière Carla, qui vient la voir tous les jours, ainsi que son professeur d’architecture qui vient la voir en de rares occasions. Elle “ne veut pas ce qu’elle ne peut avoir” jusqu’au jour où Olly déménage dans la maison en face de chez elle et que son monde soit bouleversé.
Opinion personnelle: Ce livre est facile à lire tout en donnant certaines informations médicales assez précises. Je ne suis pas médecin donc je ne peux pas dire si ce sont des informations relevantes ou non, mais elles me paraissent cohérentes et sont croyables dans ce livre. Je pense que le fait que l’histoire soit basée sur un amour quasi impossible est ce qui le rend si intéressant au début, mais que plus tard dans l’histoire on devient vraiment attaché à la narratrice (qui est aussi le personnage principale) et à son histoire. La fin pourrait être devinée car il y a certains indices, mais personnellement je ne les ai remarqués que la seconde fois que j’ai lu le livre. C’est un bon livre, rapide à lire, et pas trop gros ce qui le rend facile à prendre pour la plage, le train ou l’avion.
Citation: “Just because it’s the first time doesn’t make it less real, does it? Even the universe has a beginning”- juste parce que c’est la première fois ne le rends pas moins réel, n’est ce pas? Même l’univers a un commencement.

Joséphine