samedi 16 septembre 2017

Agendas !


Agendas !
Ce pourrait être un cri de guerre ou de ralliement
et beaucoup se tiennent à l'affût dans l'attente de cette annonce automnale ou presque qui enfin permet de se projeter sur 2018...

Agendas mais aussi calendriers, éphémérides sont arrivés. Une photo nous est parue nécessaire pour vous en fournir une preuve.

samedi 9 septembre 2017

Nos richesses de Kaouther ADIMI

Nos richesses de Kaouther ADIMI aux éditions du Seuil, 17 euros.

 En 1935, Edmond Charlot ouvrit à Alger une librairie nommée Les vraies richesses. Il demanda l’autorisation d’utiliser ce titre  à Jean Giono qui lui répondit positivement. 
Nos richesses est un hommage à Edmond Charlot et reprend de vibrants passages des carnets que celui-ci rédigea jusqu’aux terribles années de la guerre d’indépendance algérienne. 
Kaouther Adimi invente par ailleurs un autre personnage nommé Ryad qui arrive de nos jours à Alger, pour la première fois. Il est chargé de transformer la vieille librairie d’Edmond Charlot, de la délester des quelques livres restants puisque le lieu est voué à vendre désormais des beignets.

Edmond Charlot a lutté pour que son lieu réunisse à la fois de fervents lecteurs de littérature et des écrivains qu’il aida à se faire publier ou qu’il publia lui-même. Albert Camus, bien sûr, Jean Grenier, Jean Senac, Jean Amrouche, André Gide, Antoine de Saint-Exupéry, Jules Roy, Frédéric Jacques Temple, Armand Guibert, Max Pol Fouchet ont tous foulé le sol des Vraies richesses. Le succès aidant, Edmond Charlot se résolut à ouvrir une librairie à Paris et propulses les éditions Charlot aux côtés des Grasset, Julliard et Gallimard.
  
En marge des carnets d’Edmond Charlot, Kaouther Adimi délivre les moments cruciaux du grand écart effectué par son héros entre la France et l’Algérie. C’est aussi et surtout la triste chronique du désamour croissant entre les deux pays. Le style d’Adimi se déleste alors de tout effet de style, seuls quelques mots suffisent à dénoncer l’horreur. 
Ryad, des années plus tard, ne se soucie absolument pas de ce qui a pu se produire ces années-là. D’ailleurs il ne lit pas. L’objet essentiel de sa préoccupation se nomme Claire, son amoureuse restée à Paris. Peu à peu, cependant, son indifférence aux livres et à la librairie cède au contact des voisins qui l’accueillent chaleureusement bien avertis de la mission qui l’amène.

Cet aspect du roman procure un bel équilibre aux années Charlot. L’Alger d’aujourd’hui, en pénurie constante, froide et pluvieuse, répond aux images du passé. Il y a une mémoire à Alger qui demeure insaisissable. Un match de foot, bien qu’amical, entre la France et l’Algérie soulève un émoi considérable à Alger. « Ça va chauffer » prévient-on. 

En 1961, la librairie parisienne d’Edmond Charlot fut plastiquée par l’OAS. Suite à quoi Edmond Charlot prévint ceux qui ne connaissaient point Paris : « Attention, les français sont durs ». 

Les livres, ces magiciens !

La Montagne de livres, Rocio Bonilla, aux éditions Père Fouettard, 13€

Lucas aime rêver, et son plus grand souhait serait de pouvoir voler, d'arpenter cette immensité bleue qu'est le ciel. Il a tout essayé :  se construire des ailes avec de vraies plumes, écrire au Père Noël.. Mais rien n'y fait, il reste bel et bien sur la terre ferme.

Pourtant, le jour de ses sept ans, sa maman lui offre un cadeau très particulier : un livre ! Avec lui, Lucas pour trouver "d'autres façons de s'envoler", lui dit-on. L'enfant essaye... et se retrouve emporté par les mots. De voyages en voyages, il découvre les multiples trésors que contiennent ces petits objets de papier. Y prenant goût, il commence à construire une pile de livre sur laquelle il s'assoit, et emporté par les mots, il ne peut s'arrêter de lire ! La pile monte, monte, monte... Jusqu'au ciel ! Lucas pourra-t-il, un jour, redescendre de sa montagne de livres pour nous raconter toutes ces belles aventures ?

Grâce aux illustrations, le lecteur voyage tour à tour dans l'imagination du garçon, tantôt aux côté de Moby Dick, du Petit Prince ou de Mowgli. Un très bel album qui démontre le pouvoir de la lecture sur l'imaginaire.
 
Et si les livres n'ont pas uniquement ce pouvoir : une certaine jeune fille va quand à elle succomber au pouvoir des mots... 


Cette enfant attend, inexorablement, impatiemment... elle attend celui qui saura faire chavirer son cœur. 
Mais saura-t-il réellement la combler ? 
S'entendront-ils à merveille comme elle rêve tant ?
Va-t-il plaire à ses parents, va-t-il la faire rire et être tendre avec elle ? 
Tant de questions qui se bousculent dans sa tête. Mais est-ce vraiment son beau prince charmant qu'elle attend avec autant d'impatience ? Il fera peut-être parti de l'histoire, mais c'est vers l'objet livre en lui-même que se porte son immense amour ! 


Je l'attends, je l'attends..., par Pef, aux éditions Rue du Monde, 16€

Afterz de Charles BERBERIAN

 Afterz (après tout la vie est plus belle avec toi) de Charles Berberian aux éditions Fluide Glacial, 17,90 euros.

« Deux amies presque inséparables, un chat qui dort, des clubbers en grappes et des âmes solitaires, un garçon flanqué d’un chien qui n’est pas le sien… 

Ils se cherchent, se frottent, se séparent et parfois se retrouvent.

Leurs afters sont plus réussies que leurs nuits. Ou pas.»

Voilà l’indication sibylline mise au dos de cet album, par l’auteur sans doute qui nous invite de ce pas à pénétrer ce monde ultra codé de la nuit, de la hype, de tout ce que le commun des mortels est, à quelques exceptions près, à dix mille lieux de vivre. 
Hormis l’été car cette communauté parisienne à 99,99% s’éparpille le temps de quelques semaines et nous pouvons en voir des spécimens coupés de leur base située dans des arrondissements bien précis.

Ils incarnent une forme d'exotisme que Charles Berberian, à la lueur de spots colorés façon discothèque, étudie comme une philosophie où le néant est un repère, où les paroles sont aux antipodes des actes, où tout semble liquide, aquatique, autocentré bien sûr et révélateur d’un mal être post attentat 2015 (qui ne dit jamais son nom). 

Ces vignettes contemporaines qui serviront aux générations futures (s’il y en a), apportent des éléments sur l’état psychique d’une certaine jeunesse pour moitié dorée et pour l’autre traumatisée. Elle continue cependant, en toute éventualité, à chercher l’amour, la séduction et le plaisir. 

Charles Berberian appuie en douceur sur les contradictions évidentes et donc drôles de ces vies « hors-sol » que jugent à intervalles réguliers des animaux de compagnie, chiens ou chats, qui ont définitivement pris les mêmes tics que leur maître.
A l’heure où ces jeunes gens ont regagné leur territoire, Charles Berberian nous en laisse un souvenir aussi agaçant qu’émouvant, conciliant l’inconciliable, etc.



Journées du Patrimoine


JOURNÉES DU PATRIMOINE 2017

Ces journées du patrimoine sont l'occasion cette année d'honorer
 les 160 ans de la naissance d'Arcachon 

Pour ce faire, venez plonger au cœur de ces temps anciens 
avec Christel Haffner Lance, 
historienne de l'art 
commissaire de l'exposition "Jules Caron"
qui a actuellement lieu à l'Hôtel Ville d'Hiver jusqu'à fin septembre !

Plusieurs évènements vous seront alors proposés:

- Tout d'abord à la Mairie d'Arcachon (accès libre):
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 11h00
Christel Haffner Lance vous présentera
ADALBERT DEGANNE (1817- 1886) fondateur d'Arcachon et amateur d'art
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 14h30
Michel Boyé, historien, président honoraire de la Société Historique d'Arcachon
et Christel Haffner Lance
animeront une discussion sur
LA NAISSANCE D'ARCACHON : LA DÉCENNIE 1850

- Puis, à l'Hôtel Ville d'Hiver (20 avenue Victor Hugo, accès libre):
  • SAMEDI 16 SEPTEMBRE à 16h30 et à 18h00
  • DIMANCHE 17 SEPTEMBRE à 14h30 et à 16h00
Christel Haffner Lance sera votre guide et commentera les œuvres exposées
de JULES CARON (1806- 1881)
peintre au temps de la naissance d'Arcachon

Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à vous adresser à la librairie!

 ( MrRoudoudou.com )

samedi 2 septembre 2017

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc DUGAIN

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc DUGAIN aux éditions Gallimard.

Beaucoup de choses se cachent dans ce livre, beaucoup de gens aussi. Lorsqu’on ouvre les premières pages de Ils vont tuer Robert Kennedy, le thriller l’emporte, la narration est fiévreuse, l’assassinat de JFK est reproduit dans ses moindres détails et les phrases fusent comme des balles.
Cette reconstitution d’un des crimes les plus retentissants de l’humanité est écrite en contrepoint d’une recherche plus posée qui s’ouvre dans la région de Vancouver où évolue un certain Mark O’Dugain, chercheur universitaire spécialiste de l’histoire contemporaine américaine et plus précisément de l’affaire Kennedy. 

Marc Dugain déplace alors peu à peu son propos. Jack Kennedy fait place à son frère Bobby qui fut aussi son ministre de la justice. 
Mark O’Dugain, quant à lui, tend à démontrer que la fusillade du 22 novembre 1963 fut un complot engendré par la mafia mais aussi par le FBI. En parallèle, le voile posé depuis 1968 sur la mort de ses parents, attribuée à un suicide, se déchire.

Le récit prend dès lors son rythme de croisière, la vie de Robert Kennedy et celle du père de Mark O’Dugain se chevauchent. Eloignées en apparence elles finissent par se toucher en ce jour de 1968 qui vit le deuxième meurtre d’un Kennedy au moment où une accession nouvelle à la présidence des Etats-Unis se présentait.
On ne peut décemment résumer la somme des faits plutôt obscurs qui parsèment ce roman. Quelques ressassements s’avèrent même indispensables au bon suivi des événements. Marc Dugain joue allègrement de son grand intérêt pour la politique américaine pour laquelle il semble fasciné avec néanmoins une forme de répulsion comme un témoin d’accident s’approche puis recule puis revient encore sur le lieu où s’est produit le drame.

Il n’empêche que la force intrinsèque de ce livre se situe là où la puissance analytique de Marc Dugain agit. Elle nous séduit d’autant plus que la grande décennie que furent les années soixante contient bon nombre de personnalités qui impriment aujourd’hui encore durablement notre imaginaire. Nous avons aussi bien pu les rencontrer dans des livres ou au cinéma voire à la télévision quand celle-ci dans sa volonté de présenter une description de la réalité prend irrémédiablement le dessus et devient terrible voire terrifiante.

Au final, Mark O’Dugain va être emporté par la déferlante retranscrite par Marc Dugain. La réalité se révélant donc bien plus forte que la fiction, le roman perd la partie. 


Un monde un peu meilleur


Un monde un peu meilleur de Lewis TRONDHEIM aux éditions L’association, 13 euros


Pas vraiment facile de le rendre meilleur ce monde, n’est-ce pas monsieur Lapinot ? 
Tout avait commencé avec les meilleures intentions mais une absurde altercation avec un conducteur ayant embouti une voiture en stationnement a tout fait dégénérer. 
Richard, un ami que l'on doit toujours surveiller comme le feu, a saisi l’occasion de jouer au justicier et, se faisant passer pour le propriétaire du véhicule à la tôle froissée, s'est fait rosser par l'emboutisseur. 
Lapinot pourtant dégage une aura positive, Gaspard le lui a assuré. Ce nouvel ami rencontré fortuitement lors de l'épisode du véhicule, est doté d'un pouvoir qui démasque les menteurs. Il s'en est rendu compte après avoir testé différents produits pour l'industrie pharmaceutique qu'il aurait cupidement mélangés...
Lapinot, lui, en dépit de sa gentillesse, échoue à instaurer son rêve d’harmonie dans cette société où l’aura dominante est archi-négative. 
Certes, ce monde meilleur auquel Lapinot aspire est résolument citadin, connecté à outrance, on s’y dit des vérités cinglantes à la vitesse d'un tweet peut-être au détriment des sentiments véritables.
Mais lorsque Lapinot  demande à Nadia s’il reste le moindre espoir de reprendre une liaison ensemble, la réponse est tranchante. Gaspard enfonce le clou en certifiant que Nadia ne ment pas. 
Ces cruautés de la vie croquées par Lewis Trondheim qui aime dessiner ses personnages en animaux familiers sont relativisées grâce à un humour calibré pour une génération dopée aux nouvelles technologies. 
A la fin de cette démonstration somme toute malheureuse mais instructive pour tous ceux qui voudraient réparer le monde, Lewis Trondheim récupère Lapinot à l'orée d'une relation amoureuse assez prometteuse. 
Lorsque celui-ci déclare à sa nouvelle fiancée qu’il est de la vieille école, nous sommes plutôt rassurés.





Will et Isabelle la petite machine

Will et Isabelle la petite machine de Camille Raveau, éditions Qilinn, 12.95 euros

Voici le premier album de Camille Raveau, auteur et illustratrice au talent prometteur!
Au cœur du XIXème siècle dans l'Angleterre victorienne, Will, petit robot pourvu d'intelligence et d'émotions, vit au milieu des humains; il est même très doué pour lui-même réparer leur corps. Tout le monde l'apprécie d'ailleurs beaucoup jusqu'au jour où Philéas, grand robot plus moderne, hypnotise tous les habitants de la ville par ses belles innovations et prend même un malin plaisir à voir Will devenir alors de plus en plus délaissé. Pourquoi Philéas lui en veut-il autant? Will n'en a aucune idée. Mais peut-être qu'avec sa nouvelle amie Isabelle, jeune orpheline dont l'histoire est aussi liée à Philéas, notre petit robot résoudra ce mystère et retrouvera une vie pleine de gaieté et de légèreté?

Une histoire d'aventure à la Jules Verne
 qui ravira autant les petites filles que les petits garçons
 qui seront à coup sûr emportés par les très belles illustrations de cet album!

Bonne rentrée!

BONNE RENTREE A TOUS LES ELEVES!


En ce dernier week-end de vacances avec la grande rentrée, 
voici à nouveau une petite sélection de nos coups de cœur en la matière!



Abécédaire de Pascale Estellon, éditions Les Grandes Personnes
"Ceci est un abécédaire, de A comme ananas à Z comme zèbre, en passant par le D de domino et le S de la sardine. C'est aussi un imagier graphique et poétique avec des volets à soulever pour découvrir l'intérieur de l'orange ou qui se cache sous le chapeau du magicien. Ceci est enfin un livre accordéon à mettre en scène pour jouer à reconnaître les 26 lettres de l'alphabet. Un livre-jeu, un livre sculpture qui se déploie sur plus de 5 mètres, et que l'enfant s'approprie en le dépliant, en jouant et en découvrant des images cachées sous les volets."


La classe de maître Léon d'Armelle Modéré, éditions Sarbacane
"Pour Zéline, cette rentrée des classes est très particulière. Asthmatique, elle est confiée à ses grands-parents qui vivent à la campagne. La jeune citadine découvre la vie champêtre, la classe unique où petits et grands se mélangent sous la bienveillante surveillance de maître Léon. Zéline est une petite fille pétillante et curieuse, qui a la particularité de tenir un journal dessiné. C'est dans ces pages qu'elle croque son quotidien à l'école de la Garenne, mais aussi ses découvertes de la faune et de la flore locale... Elle saisit à son rythme, avec ses mots, les détails savoureux et souvent invisibles que seuls voient ceux qui prennent le temps de vivre."

 Les chemins de l'école, San -Birmanie-, éditions Nathan
"Je m'appelle San et j'ai dix ans. J'habite en Birmanie, à Bagan. Tous les matins, je me lève à cinq heures et prends la route avec mon frère Waï, mon amie Myo et son petit frère Aung. Nous marchons cinq kilomètres dans la campagne et traversons un fleuve pour aller jusqu'aux temples de Bagan. Là nous passons deux heures à vendre nos dessins aux touristes, pour gagner un peu d'argent pour ma famille. Ensuite nous enfilons nos tenues d'écolier, marchons encore quatre kilomètres, montons sur un char à buffle, prenons un bus pour rejoindre enfin... notre école !"


Les quatre saisons d'en sortant de l'école, éditions Thierry Magnier
"La poésie à hauteur d'enfants ? C'est le défi relevé par ce livre et ces 2 DVD qui mettent en scène 52 poèmes et les 52 interprétations graphiques qu'en ont faites de jeunes réalisateurs de cinéma d'animation. Valses des mots, valses des images, qu'elles soient fixes ou animées, bienvenue dans cet incroyable voyage en poésie buissonnière!" Un extrait ici: https://vimeo.com/224905254

samedi 26 août 2017

Les vacances de Julie WOLKENSTEIN

Les Vacances de Julie Wolkenstein aux éditions P.O.L, 18,90 euros.

De quel plus beau titre pouvait se targuer la rentrée littéraire 2017 ? Julie Wolkenstein remporte donc la palme sans perdre pour autant la pertinence de son sujet. Certes, elle aurait pu retenir Les petites filles modèles ou encore Les malheurs de Sophie mais l’on aurait su trop vite d’où l’inspiration lui est venue.

La comtesse de Ségur, donc, est, avec Eric Rohmer, l’ombre tutélaire des Vacances. Sophie en est (légitimement) le personnage principal. Universitaire à un an de la retraite, divorcée, Sophie est attachée à une maison que l’on est sûr d’avoir déjà rencontrée dans le roman Adèle et moi, œuvre précédente de l’auteur. 
Dans une certaine mesure, Les vacances sont aussi une carte postale de la Normandie comme pouvait l’être Adèle et moi sur un ton toujours plaisant que Julie Wolkenstein manie non sans humour.  

Spécialiste de la Comtesse de Ségur, Sophie est invitée par l’université de Berkeley California à plancher sur une adaptation des Petites filles modèles d’Eric Rohmer, un film (son premier) jamais sorti en salle. 
Elle s’installe à l’Imec (Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine) situé non loin de Caen à l’Abbaye d’Ardenne où l’on archive la fine fleur de l’édition française.  
C’est ici qu’elle va (réellement) rencontrer Paul (autre prénom cher à la Comtesse), un jeune cinéphile à la recherche de films invisibles comme celui d’Eric Rohmer. 

Commence alors une enquête commune sur les mystères de ce film introuvable. Julie Wolkenstein instaure un double point de vue narratif qui implique tour à tour ses deux personnages dans une recherche aux allures policières et aventurières. Mais Sophie et Paul ont aussi des aléas sentimentaux et, tout fins limiers qu’ils sont, ils cachent quelques affaires de cœur qui les rendent moins faciles à cerner qu’il n’y parait. Rohmeriennes ou séguriennesLes vacances dégagent une bonne humeur intelligente et touchante avec en arrière fond une bande-son estampillée Radio Nostalgie qui en ravira plus d’un.