vendredi 12 octobre 2018

Dédicace et rencontre avec Dominique Sigaud mercredi 17 octobre

La librairie a le plaisir de vous inviter à rencontrer Dominique Sigaud mercredi 17 octobre

16h30: dédicace à la librairie

18h: rencontre à l'Hôtel Ville d'Hiver



Dans nos langues de Dominique SIGAUD aux éditions Verdier, 14,80 euros.

Connait-on Dominique Sigaud ?  
Dans nos langues est la meilleure façon de faire connaissance, d'apprendre d'elle, de ses ressentis.
Enfant, avec cette chose unique qui nous est donnée à tous, la langue, elle a reçu, entendu, échangé cette part fascinante de l'humain. Cet enregistrement primaire qui (re)surgit tout au long de ce livre inscrit ce dernier dans un acte d'écriture majeur.

C'est par sa mère que Dominique Sigaud reçoit ses premiers enseignements. Une intonation inhabituelle de la part de celle qui, à l'âge de trois ans, lui parle et la protège. Cette fois-là, l'enfant comprend que sa mère, en s'adressant à une voisine, a changé sa voix. Une demande, sans doute, un peu gênée, redevable, et voilà l'enfant saisi pour la première fois par  une chose jusque là ignorée et qui va l'accompagner sa vie durant, le langage.

Le rapport au père, difficile, lui vaudra d'entamer une analyse. Des études littéraires la mèneront  vers des carrières différentes, à Paris bien sûr. Le journalisme, enfin, l'enverra au Liban dans les années quatre-vingt puis en Algérie en 1990, en ex-Yougoslavie en 1992, au Soudan, au Rwanda, bref, on comprendra que Dominique Sigaud s'est rendue en des lieux où massacres, famines et autres cataclysmes humains se sont déroulés. 

Mais Dominique Sigaud, par l'ensemble des livres qu'elle a publiés, des articles qu'elle a rédigés à titre indépendant, s'est toujours attachée à restituer une langue, celle des offensés comme celle des offenseurs. Les gamins d'Algérie torturés, les affamés du Soudan, les militaires du Rwanda, les chrétiens de Beyrouth-est et les musulmans de Beyrouth-ouest, cette intrépide reporter les a rencontrés et a retranscrit leur langue qui témoigne.

Dans cette vie sous tension dont on ne peut tout dire en quelques lignes, il n'est pas question d'économie de moyens, le livre tenant en une centaine de pages, mais d'une aptitude littéraire hors norme. 
Conçu dans l'adversité, la langue émancipatrice de Dominique Sigaud a compris son pouvoir et l'importance de sa maîtrise. Il lui faut remonter à Marguerite Duras et L'homme assis dans le couloir, pour reconnaître la langue personnelle d'un auteur et saisir sa liberté et son intelligence. 

Voilà l'héritage qui a constitué Dominique Sigaud écrivain.

Dédicace de Samuel Delage ce samedi 13 de 10h à 12h

Dédicace de Samuel Delage samedi 13 octobre de 10h à 12h

Villa Médicis, Rome. Un cadavre avec les yeux énucléés est découvert un matin dans l’une des fontaines du jardin. C’est le choc au sein de l’institution, d’autant que la victime est le fils du directeur. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents.

Dans ce huis-clos où chacun devient un suspect potentiel, un jeu psychologique et macabre s’instaure avec le tueur qui, particulièrement retors et manipulateur, sème le trouble parmi les pensionnaires et le personnel.
Les tensions montent quand on retrouve le corps du jardinier avec les yeux énucléés, comme la première victime, à proximité d’un accès à l’une des nombreuses galeries sillonnant les sous-sols de la Villa. Quels sont les mobiles du tueur? Qui sera sa prochaine cible?

En sélection du PRIX COGNAC Polar 2018 du meilleur roman francophone.

Le coeur blanc de Catherine Poulain

Le cœur blanc de Catherine Poulain aux éditions de l'Olivier,  18.50 euros.

Lire Catherine Poulain, c'est entrer avec fracas dans un monde qui au départ est impalpable mais qui s'avère plus proche que jamais à la fin du roman.
Qui sont ces gens, travailleurs étrangers et français, perdus au cœur de la campagne provençale, qui attendent la saison pour travailler à la récolte? Dans Le cœur blanc, nous sommes avec Rosalinde. Elle est originaire de Hambourg et revient chaque été au creux des montagnes pour apporter son labeur à l'édifice. Elle aime travailler, mais ce qu'elle cherche en particulier, c'est trouver refuge parmi la nature de qui elle aime dépendre. Et surtout tourner au milieu de tous ces hommes qui, d'années en années, ne font que la désirer de plus belle.
Dans ce jeu ambigu qu'elle entretient d'un été sur l'autre comme un feu qui s'éteindrait à chacun de ses départs, elle croit et prétend être libre. Elle se donne à quelques uns de ces hommes tout en étant digne et intègre. Mais la chaleur du soleil qui apporte cette belle couleur aux fruits est aussi source de dangers...
La narratrice, qui intervient plus tard dans le roman, du nom de Mouna, vient alors apaiser Rosalinde. Exact opposé d'elle sur le plan physique, elle nourrira ses interrogations tout en soulevant d'autres peurs, d'autres paradoxes plus forts les uns que les autres. Les deux femmes, très unies, doivent désormais faire face à cette présence masculine de plus en plus oppressante à mesure que les saisons avancent.
Catherine Poulain peint un décor éphémère dans lequel s'engouffrent de nombreux sentiments. Ainsi l'amour et la haine marcheront ensemble jusqu'à la fin, se perdront dans les récifs et trébucheront sur les racines des arbres. 
Le cœur blanc est un magnifique roman de femmes en quête de libertés.



Moi ce que j'aime, c'est les monstres d'Emil FERRIS

Moi ce que j'aime, c'est les monstres (livre premier) d'Emil FERRIS aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, 34,90 euros.

En 2002, Emil Ferris (née en 1962 à Chicago), mère célibataire et illustratrice, gagne sa vie en dessinant des jouets et en participant à la production de films d'animation. Lors de la fête de son quarantième anniversaire avec des amis, elle se fait piquer par un moustique et ne reprendra ses esprits que trois semaines plus tard, à l'hôpital. On lui a diagnostiqué une méningo-encéphalite : elle est frappée par l'une des formes les plus graves du syndrome du Nil occidental. Les médecins lui annoncent qu'elle ne pourra sans doute plus jamais marcher, pire encore, sa main droite, celle qui lui permet de dessiner, n'est plus capable de tenir un stylo. Alors qu'elle ne se voit plus aucun avenir, les femmes fortes qui l'entourent l'encouragent - la thérapeute en charge de sa rééducation, ses amies et sa fille -, et Emil décide de se battre. Elle va jusqu'à scotcher un stylo à sa main pour dessiner, ce qui lui prend un temps fou...
Mais à force de persévérance, elle s'améliore. Emil décide de prendre un nouveau départ et s'inscrit au Chicago Art Institute dont elle sortira, avec son diplôme, d'un pas déterminé. C'est à cette époque qu'elle commence l'écriture de son roman graphique. Elle mettra six ans à réaliser cette œuvre de 800 pages. Après 48 refus, l'éditeur indépendant Fantagraphics accepte le manuscrit. Suite à quelques rocambolesques problèmes de livraison, le premier tome de Moi ce que j'aime, c'est les monstres paraît en février 2017. Du jour au lendemain, Emil Ferris est propulsée parmi les "monstres" sacrés de la bande dessinée, tandis que les réimpressions s'enchaînent, c'est unanime : il s'agit d'une œuvre d'exception.

Une fois n'est pas coutume, le propos de l'éditeur nous parait d'une pertinence telle qu'il nous a semblé impossible de faire mieux.



Tuk-Tuk express de Didier Lévy et Sébastien Mourrain

Tuk-Tuk express de Didier Lévy et Sébastien Mourrain aux éditions abc Melody,  14 euros.

Vanessa Crumble est une dame d'un certain âge qui a besoin de repos et de calme. Nous sommes le dernier jour de ses vacances en Thaïlande, et elle attend désespérément le taxi qui l'amènera à l'aéroport. 
C'est alors que Tham-Boon arrive avec perte et fracas... dans son Tuk Tuk! En voilà bien un drôle de véhicule, tout cabossé, tout petit! Si Vanessa Crumble ne veut pas rater son avion, elle est obligée de monter à bord de cet engin infernal... et braver tous les dangers. Elle va surtout découvrir que lorsqu'elle dépasse sa zone de confort, elle peut tomber sur la plus formidable des rencontres. 

Un album hilarant et touchant, à lire à tous les enfants de 3 à 8 ans.

vendredi 5 octobre 2018

Dédicace de Samuel Delage samedi 13 octobre

Dédicace de Samuel Delage samedi 13 octobre de 10h à 12h

Villa Médicis, Rome. Un cadavre avec les yeux énucléés est découvert un matin dans l’une des fontaines du jardin. C’est le choc au sein de l’institution, d’autant que la victime est le fils du directeur. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents.

Dans ce huis-clos où chacun devient un suspect potentiel, un jeu psychologique et macabre s’instaure avec le tueur qui, particulièrement retors et manipulateur, sème le trouble parmi les pensionnaires et le personnel.
Les tensions montent quand on retrouve le corps du jardinier avec les yeux énucléés, comme la première victime, à proximité d’un accès à l’une des nombreuses galeries sillonnant les sous-sols de la Villa. Quels sont les mobiles du tueur? Qui sera sa prochaine cible?

En sélection du PRIX COGNAC Polar 2018 du meilleur roman francophone.

Lire en Poche à Gradignan du 12 au 14 octobre 2018

La Librairie Générale a le plaisir d'être de nouveau présente cette année pour le salon des livres de poche à Gradignan. Pour consulter le programme placé sous le thème des émotions, c'est ici.

E si vous n'avez pas la chance de venir sur le salon, n'hésitez pas à nous solliciter pour que nous demandions une dédicace aux auteurs présents sur notre stand, spécialement pour vous! (uniquement pour les auteurs suivants: Franck Bouysse, Natacha Calestrémé, Laetitia Colombani, Julien Delmaire, Laurent Gounelle, Virginie Grimaldi, Mathias Malzieu, Gaëlle Nohant et Aurélie Valognes). Vous pourrez ensuite le récupérer à la librairie. Pour plus d'informations, merci de nous contacter par mail arcalib@wanadoo.fr de préférence, ou par téléphone au 0556835332.


Ma dévotion de Julia KERNINON

Ma dévotion de Julia KERNINON aux éditions Jacqueline Chambon, 20 euros.

Ma dévotion est un livre dans lequel l’art tient une place déterminante sans être centrale, il demeure omniprésent mais tenu à distance, irremplaçable  mais invisible. Ce sont en revanche les sentiments qu’il déclenche qui prédominent. Haine, passion, admiration, égoïsme, mensonge, amour et dévotion s’inscrivent en lettres d’or chez Julia Kerninon. Leur dosage est digne des tragédies classiques.

L’histoire de Ma dévotion, comme toute bonne histoire, se résume en trois lignes. Une femme croise par hasard dans les rues de Londres un homme qu’elle n’a pas revu depuis très longtemps mais avec qui elle a passé toute sa vie. Cet homme est peintre et la femme qui le retrouve a été pour lui successivement une sœur, une muse, une amante, une mère (adoptive de son fils) jusqu’à la tragédie qui surgit à la fin du livre.


Patiemment la toile de Julia Kerninon s’étire et nous confronte à ce que l’art exige, à ce que les artistes infligent sans que l’on sache si l’homme qu’elle nous décrit est un imposteur ou un génie. Le point de vue féminin de l’affaire est variable. Dans quelle mesure cette part féminine a joué un rôle dans l’édification de l’oeuvre de l’artiste. Ces coulisses de la création que dévoile Ma dévotion entretiennent une ambiguïté partagée. Le mécanisme créatif de Julia Kerninon cible un personnage raisonnable, celui qui n’a pas réalisé d’oeuvre (mais qui aurait pu). Que comprendre de celle qui accompagne, aime et comprend le danger qu’il y a à aimer, qui admire et voit les conditions et les sacrifices que réclame un tel degré d’admiration ? Le style de l’auteur est comme une démonstration technique où les sentiments sont mis en jeu. Or un froid raisonnement n’aurait pu se permettre une appréciation si démesurée d’une oeuvre. Les grands artistes jouissent de circonstances et de savoirs supérieurs, ils prennent l’ascendant sur ceux qui les entourent et les soutiennent mais sans qui, bien souvent, ils n'auraient été rien. Cette troublante affaire qui lie Julia Kerninon à ses lecteurs ne semble pas contenir de conclusion définitive. 

Amour minuscule de teresa Radice et Stefano Turconi

Amour minuscule de Teresa Radice et Stefano Turconi aux éditions Glénat, 27 euros. Traduit de l'italien par Frédéric Brémaud.

En 2013 à Gênes, Iris et Ismael s'apprêtent à emménager ensemble. Ismael doit encore faire un aller retour en Syrie pour régler les dernières modalités liées à son départ, avant de s'installer en Italie.
Durant son absence, Iris découvre qu'elle est enceinte. Au même moment, Ismael, alors qu'il aide à rassembler les pièces d'un musée en vue de les protéger des bombes, se trouve au cœur d'une explosion qui est fatale à bon nombre de ses amis. Pas d'autre choix: il faut fuir le plus vite possible ce pays qui ne lui appartient déjà plus. C'est le début d'un long périple en solitaire à travers le désert, sans pouvoir donner de nouvelles à Isis, dans l'attente d'un signe de vie du père de l'enfant à venir.
Ce petit être aura le temps de grandir... Isis, quant à elle, se retrouve démunie et doit affronter son propre passé: aidée de sa tante, elle ouvre tous les tiroirs nécessaires pour comprendre la personne qu'elle est devenue. Sans pouvoir poser de réelles questions à sa mère, distante et excentrique, elle aura fort à faire pour dénouer les racines qui la ramènent à l'Argentine des années 30...

Amour minuscule ne manque pas de planches magnifiques pour nuancer les différentes étapes de la vie des deux amoureux. Chacun doit ouvrir les blessures du passé, à ce moment si important qu'est celui de devenir parents. La complexité de l'histoire nous fait voyager aussi bien dans le temps que dans l'espace, et nous fait suivre avec beaucoup de plaisir l'aventure incroyable de cet Amour



Leah à contretemps de Becky Albertalli


Leah à contretemps de Becky Albertalli aux éditions Hachette, 17 euros

Article rédigé par Joséphine Calas

Ceci est la suite du roman Love, Simon et parle de sa meilleure amie, Leah. Cette dernière a du mal à trouver sa place dans leur groupe d’amis et se trouve en permanence à l’écart, à contretemps. Surtout autour d’une certaine personne. Évidemment, cette dernière étant parfaite, elle est déjà en couple et ne se soucie pas vraiment de Leah. Jusqu’au moment où elles découvrent qu’elles sont admises dans la même université. Et décident de faire un roadtrip pour la visiter. Leah va être encore plus chamboulée qu’avant et bien sûr, va se compliquer la vie plus que nécessaire.
Opinion personnelle: Je pense que, bien que ce livre soit fantastique, le fait de l’utiliser comme tome 2 pour Love, Simon était un peu déroutant. J’aurais probablement préféré ne pas avoir les même personnages que dans le premier tome, même si quelques passages entre Simon et Bram sont craquants. Toutefois je comprends le point de vue de l’auteure: Leah est un personnage assez complexe qu’on ne comprenait pas tellement dans le tome 1: c’est une façon de la découvrir en profondeur, avec ses complexes et ses forces, et en faisant son personnage principal, cette histoire permet à beaucoup de personnes de faire des liens avec eux-mêmes. Au niveau de l’histoire je trouve que, bien qu'elle soit clichée, elle est tout de même appréciable et agréable à lire.
Citation:J’aimerais vivre dans un monde où les gens bien excellent en tout et où les salopards seraient de grosses m*rdes sur tout les plans.”