samedi 15 juillet 2017

Dédicace de Corinne Javelaud et de Jean-Luc Aubarbier

L'insoumise de Carennac de Corinne Javelaud, éditions city, 17.90 euros:
"1906. À Carennac, sur les bords de la Dordogne, une rivalité ancestrale oppose deux familles, les Liféri et les Desobières. Les uns sont bateliers, les autres marchands de père en fils. Rien ne semble pouvoir éteindre l'hostilité des deux familles. Pourtant, malgré les rancœurs et les haines nées des générations plus tôt, Amaury Liféri et Lorène Desobières tombent amoureux. Contre l'avis de leurs parents, ils se marient en secret. Mais cette union, placée sous le signe de la désapprobation, n'est-elle pas forcément vouée à l'échec  ? D'autant que Lorène l'insoumise aspire à devenir institutrice à cette époque où c'est encore un métier d'hommes. Et quand un fils naît, il se révèle handicapé par une infirmité. Le lourd passé familial semble entretenir une malédiction que rien ne peut conjurer...   La volonté d'une femme est plus forte que le destin."

La vengeance de Gaïa de Jean-Luc Aubarbier, éditions city, 17.90 euros: 
"Un archéologue est retrouvé assassiné, une lance plantée en plein cœur. Quelques semaines plus tôt, il avait mis au jour une incroyable grotte préhistorique près de Lascaux, en Périgord. Cette découverte pourrait bien révolutionner toutes les connaissances sur l'histoire de l'humanité. Les peintures rupestres racontent en effet la destruction, il y a 11 000 ans, de la civilisation des Cro-Magnon par un gigantesque réchauffement climatique, Un cataclysme qui aurait donné naissance aux légendes du Déluge et de l'Atlantide. Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec, qui participaient à l'expédition archéologique, se lancent sur la piste du tueur. Alors que les cadavres s'accumulent, ils découvrent les milieux les plus secrets de la franc-maçonnerie et de l'extrémisme écologiste... « Un roman haletant (...) Une véritable épopée, où l'on retrouve des thèmes d'actualité et qui se lit d'une traite. » (JEAN CLOTTES)"

La grande vie de Jean-Pierre MARTINET

La grande vie de Jean-Pierre MARTINET aux éditions de L’Arbre Vengeur, 9 euros.

Peut-on, en 2017, s’esclaffer encore de la sorte lorsque chaque jour nous incite à nous inquiéter un peu plus du monde comme il tourne ? 
Certes, Jean-Pierre Martinet n’est justement plus de ce monde, sa mort survenue dans le plus complet anonymat en 1993 nous questionne une fois encore sur le génie des vivants pour qui le succès n’adviendra jamais. Telle fut la destinée de Jean-Pierre Martinet qui 25 ans ou presque après sa disparition est une nouvelle fois célébré par les éditions bordelaises de L’Arbre Vengeur non dépourvues d’humour et de finesse littéraire.

La grande vie retrace le parcours du malheureux Adolphe Marlaud. Malheureux n’étant qu’un point de vue selon que l’on considère par exemple l’ineffable perte que représente pour un enfant la mort de ses parents. Adolphe, de cette double et tragique perte a choisi d’honorer celle du père dont il surveille la tombe depuis la fenêtre de son logis qui domine le cimetière Montparnasse. Ce père « héroïque » mort en 1953 plutôt que la mère disparue à Auschwitz certainement grâce à lui. 

Oui, Adolphe a choisi de vénérer ce père fonctionnaire modèle au lieu d’une mère qui le trompait sans vergogne et que le divorce de 1942 obligea a récupérer son nom « à consonance juive ». Mais Adolphe, ce « malheureux » subi en retour, sans que l’on sache vraiment qui de la poule ou de l’œuf a commencé de l’enquiquiner réellement, les avances frontales de sa concierge madame C., une poupée grotesque gardienne des lieux que l’on oblige, raconte t-il à la page 18 :

à traverser la cour pour aller chier. Ce qui lui arriver de plus en plus souvent, ces derniers temps. Elle avait la colique en permanence. Elle me demandait avec insistance si je ne connaissais pas un remède contre la chiasse. Non, je ne connaissais pas. Ce qu’elle supportait le plus mal, c’était de ne pas avoir des waters à elle, à son âge, après plus de vingt ans de bons et loyaux services au 47, rue Froidevaux. « Et en plus, mon petit Adolphe, des chiottes à la Turque! ».

"Pauvre petit Adolphe" bien en peine de se dépêtrer de madame C. alors qu’il a souvent des occasions en or qui se présentent à son travail. Quel travail ? Vous ne l’aviez pas deviné ? Tout près du cimetière, dans un magasin d’articles funéraires…

Tout le monde peut ne pas saisir l’humour de Jean-Pierre Martinet, sa drôlerie le rapproche d’un certain Pierre Desproges et La grande vie adapté et préfacé par Denis Lavant a reçu le Grand Prix de l’Humour Noir du Spectacle. Eric Dussert éclaire impeccablement dans sa postface les aléas de la vie et de l’œuvre de Jean-Pierre Martinet qui osa beaucoup et reçut peu. 
Pour preuve, cette rareté à propos du Bassin d’Arcachon écrite à la page 30.

Elle pleurait, l’endeuillée, elle pleurait, elle était toute moite, toute molle, elle fondait, et moi avec, égaré entre ses cuisses tièdes à l’odeur de poisson pourri, de varech, de parc à huîtres caressé par un vent chaud, du côté d’Andernos, quand le bassin d’Arcachon n’est plus qu’un paradis de vase, à marée basse, dans la grande lumière de midi.


Jean-Pierre Martinet était libournais.

L'ogre de Bordeaux

L'ogre de Bordeaux de France Quatromme et Julie Bulle, éditions Lilly Jeunesse, 12 euros
Jean est un petit garçon qui adore cuisiner mais ce qu'il préfère par-dessus tout c'est de faire de jolis et bons gâteaux. 
Seulement Jean est un perfectionniste et même si sa mère et ses amis ne cessent de dire que ces gâteaux sont parfaits, pour lui quelque chose manque, mais quoi? 
Son obsession est telle qu'il ne veut plus aller se coucher malgré les mises en garde de sa mère qui lui rappelle que le Gros Méchant Bordu rôde la nuit et ne fera qu'une bouchée de lui. Mais Jean n'a peur de rien et va même à sa rencontre avec l'idée de l'amadouer grâce à ses bonnes pâtisseries. Seulement Bordu n'est pas si facile que ça à approcher et il a décidé de ne se montrer que lorsque les gâteaux de Jean seront parfaits.... Rencontre impossible? Peut-être pas car il se pourrait que Bordu lui-même le mette sur la voie.

Un bel album pour les 5-6 ans qui, en plus de mettre l'eau à la bouche, 
a l'excellente idée de donner à la fin la fameuse recette de canelés bordelais avec pour seul gage de relire l'histoire si on ne réussit pas la recette du premier coup!

samedi 8 juillet 2017

Lancement du Bassin d'Arcachon en 101 sites et monuments


MERCREDI 12 JUILLET à 19h30 à l'Hôtel Ville d'Hiver
les éditions du Festin sont heureuses de vous inviter au lancement de leur hors-série
Le Bassin d'Arcachon en 101 sites et monuments 
Avec tout leur savoir-faire qui n'est plus à démontrer, les éditions du Festin se sont attachées,
 dans cette très belle revue qui pour nous devrait être reconnue d'utilité publique, 
à vous faire découvrir ou (re)découvrir en un clin d’œil
les lieux incontournables, connus ou moins connus, de notre remarquable patrimoine local. 
Un indispensable que le directeur du Festin et son équipe vous présenteront avec plaisir 
lors d'un cocktail ouvert à tous!
 

Rencontres autour de l'exposition Jules Caron

 

JEUDI 13 Juillet à 18h30 à l'Hôtel Ville d'Hiver
aura lieu la première rencontre autour de l'exposition sur Jules Caron,
premier peintre à venir s'installer sur la plage d'Eyrac
 avant même la création de la commune d'Arcachon en 1857
 et le lancement de la Ville d'Hiver par les frères Pereire. 
Christel Haffner Lance, commissaire de l'exposition, vous présentera alors cet homme, témoin exceptionnel de l'histoire du bassin et dont voici quelques unes des œuvres que vous pourrez découvrir, en accès libre, à l'hôtel.

Cabanes de pêcheurs au Moueng, 1856

Château de Mr Deganne à Arcachon, vers 1870

Buste en marbre blanc de Mr Deganne, mécène de Jules Caron, par Pierre Granet, 1879

Cette exposition fait l'objet d'un catalogue "Jules Caron au temps de la naissance d'Arcachon" conçu par Christel Haffner Lance, historienne de l'art et commissaire de l'exposition, en collaboration avec l'Hôtel Ville d'Hiver. Catalogue que nous présentons ici: article du blog sur le catalogue




Entre les deux il y a rien

Entre les deux, il n'y a rien de Mathieu RIBOULET aux éditions Verdier, 14 euros.

Mathieu Riboulet est ce personnage que vous avez peut-être vu lors de  notre reportage "Avec le bassin pour décor" qui relatait des lectures entreprises, entre autre, sur des pinasses. Il serait injuste de ne pas lui consacrer à son tour un article puisque Michel Jullien, son comparse du jour, avait eu son heure quelques semaines auparavant.

Entre les deux, il n'y a rien se présente comme une reconstitution dispersée d'une période politiquement meurtrière des années soixante-dix.
Lors d'un voyage en Pologne avec ses parents en 1972, Mathieu Riboulet ignore encore beaucoup de son appétit pour les hommes ainsi que de la cause politique qu'il va côtoyer de près lors d'un séjour en Italie. Ces deux thèmes essentiels au livre se propagent au fur et à mesure que l'auteur décrypte dans le même temps ou presque cette odyssée étrange au cœur du bloc soviétique dans la voiture de son père et de sa mère logiquement encartés au parti communiste. 

L'important, cependant, est la puissance phénoménale insufflée par l'auteur  à son texte conçu comme une plaidoirie sur les combats d'une époque qui regardait avec effroi les actions conjuguées de la Fraction Armée Rouge en Allemagne et des Brigades Rouges en Italie. Le militantisme n'est pas de mise, la souffrance humaine et les moyens d'éradication, au contraire, amène une réflexion posée sur des évènements troubles et aujourd'hui oubliés. Pourtant, il y a quelque chose qui nous ramène à une problématique très contemporaine et certainement incomprise. Mathieu Riboulet ne se hasarde point dans le débat terroriste actuel et la comparaison est fragile avec les années soixante-dix mais la violence, quant à elle, se répercute dans les deux cas.

En l'écoutant lire son livre avec une douceur surprenante, l'assistance se retrouva plongée dans un de ces instants que l'on appelle magique. 

Photo ©MrRoudoudou

Dans l'eau il y a...

Le livre extraordinaire des animaux des océans, par Tom Jackson et Val Walerczurk, aux éditions Little Urban, 20,50€

Avec ce "livre extraordinaire", Little Urban nous propose un très beau et très grand documentaire sur les animaux peuplant nos océans. 
Des dessins d'une grande précision, minutieusement travaillés, remplacent les traditionnelles photos, placent l'animal dans son habitat naturel. Chacun bénéficie d'une double page reprenant une représentation d'un des membres de l'espèce. Une fiche d'information avec sept ou huit éléments explicatifs, succincts mais qui suffisent à répondre à notre curiosité et à élargir nos connaissances.
Dans le petit encadré de la fiche d'information se trouvent  le lieu de vie, l'habitat, la taille, le poids, la durée de vie, l'alimentation et, chose particulièrement appréciée dans ce documentaire, une échelle pour comparer la taille de l'animal avec celle de l'homme. 

Nous découvrons alors avec grand plaisir des animaux  familiers, comme le grand dauphin, la baleine bleue, l'hippocampe et l'étoile de mer mais encore des espèces moins connues comme le thon jaune, le régalec, le tridacne géant, le voilier de l'Atlantique et enfin le crabe violet de Palawan. 

Pour découvrir les fonds marins au travers d'un grand talent graphique, immergez-vous dès à présent avec nous dans ce fabuleux documentaire ! Émerveillement garanti !


Autres titres de la même collection :




samedi 1 juillet 2017

Catalogue de l’exposition Jules Caron au temps de la naissance d’Arcachon

 
  Catalogue de l’exposition Jules Caron au temps de la naissance d’Arcachon réalisé par Christel HAFFNER LANCE, présenté à l’Hôtel Ville d’Hiver d’Arcachon, 12euros (mise en vente le 8 juillet 2017).

Jules Caron avait laissé quelques traces dans l’ouvrage publié l’an dernier par Christel Haffner Lance intitulé Adalbert Deganne, fondateur d’Arcachon et amateur d’art. La connexion instantanée entre les deux hommes est ici reconduite sauf que l’éclairage est cette fois dirigé  sur l’artiste et son œuvre dédiée au bassin d’Arcachon. 

La couverture du livre composée avec soin reproduit un tableau emblématique du peintre donnant au passage le ton à l'ouvrage. En effet, le bassin d’Arcachon des années 1850, déjà couvert de pins, est idyllique au sens où  l'univers représenté demeure à la fois sauvage et accueillant. 

Les toiles de Jules Caron témoignent donc d'une vie paisible où le ciel est bleu, la douceur se propage et la quiétude prévaut. Les premiers chanceux qui tirent bénéfice de cet éden sont les hommes de la forêt dont les cabanes servent de sujet au peintre. 
Beaucoup donneraient cher pour s’approprier ces demeures qui ne seraient de nos jours guère plus de six à se nicher dans la forêt.  

Dans le même temps, la ville d'Arcachon naissait. Des villas d’un tout autre standing s’érigeaient en bord de mer. Jules Caron, qui s’impliqua ardemment dans la société de cette ville nouvelle, peignit de la même façon l’imminence de l'essor arcachonnais. Adalbert Deganne et son château alors ressurgissent.

Christel Haffner Lance ayant agencé son catalogue d’exposition thématiquement, on découvre des marines que l'auteur accompagne de commentaires sur l'évolution technique du peintre. 
Mais ce sont les vues du littoral arcachonnais qui séduisent le regard à l'instar de Jean Lacou, poète, qui écrivit ces vers enthousiastes que vous aurez le plaisir de retrouver dans leur intégralité dans ce bel ouvrage conçu avec l'Hôtel Ville d'Hiver où l'exposition de Jules Caron débutera le 8 juillet (20 avenue Victor Hugo, entrée libre).

Qu’il est doux d’habiter cet agreste rivage
Ce beau lac de la mer où le flot est si pur,
Où le poisson joyeux et le frais coquillage
Se laissent mollement porter de plage en plage
      Par la vague d’azur !




L'art c'est aussi pour les enfants!

Comme il n' y pas d'âge pour apprécier l'art, voici une petite sélection d'ouvrages pour permettre aux plus jeunes d'apprendre à connaître les plus grands chefs-d’œuvre:

A la découverte de l'Art aux éditions de l'Imprévu en collaboration avec The National Gallery 18.90 euros
"Cette encyclopédie interactive t'entraîne dans l'univers passionnant de l'art ! Plonge au cœur de l'histoire de l'art et explore toute sa diversité. Des fresques préhistoriques à l'art contemporain, en passant par l'impressionnisme, le cubisme et le pop art... Les mouvements les plus variés n'auront plus de secrets pour toi ! Découvre les techniques artistiques et admire les plus grands chefs-d’œuvre de tous les temps. Enfin, pars à la rencontre des grands maîtres qui ont marqué l'histoire Michel-Ange, Rembrandt, Monet, Van Gogh et bien d'autres t'attendent au détour des pages. Avec des ateliers pratiques pour t'initier à l'art et découvrir ton propre style !"

 Mon grand livre d'art de Sandrine Andrews et de Mathieu de Muizon, éditions Graine2 18.50 euros
"De l'impressionnisme au fauvisme, du surréalisme au pop art, du cubisme à l'art abstrait, découvre les principaux mouvements de l'art moderne à travers les artistes et les œuvres les plus emblématiques : le soleil levant de Monet, la femme au chapeau de Matisse, le pigeon de Picasso, les montres molles de Dali, la Marilyn de Warhol, les graffitis de Seen... Et parce qu'on comprend toujours mieux en pratiquant, réalise tes propres chefs-d’œuvre grâce aux activités associées à chaque courant : un portrait cubiste, un cadavre exquis entre amis, une super nana Niki de Saint Phalle ou encore un hamburger géant pop art... Libère ta créativité !"

 L'imagerie des Arts, éditions Fleurus 11.70 euros
"Pour leur 25 ans, les imageries changent : nouvelle couverture, pages interactives et refonte complète de certaines. Cette imagerie invite les jeunes enfants à découvrir les grands domaines de l'art : peinture, sculpture, architecture, mais aussi photographie, cinéma, théâtre, musique et danse ! Grâce aux nombreuses illustrations et reproductions de tableaux, de statues, de monuments, ils se familiariseront avec les œuvres de grands artistes tout en voyageant à travers des époques et des civilisations très variées. Leur curiosité étant éveillée, ils sauront ensuite mieux regarder."

Et pour préparer votre visite au Grand Palais entre le 11 octobre 2017 et le 22 janvier 2018, ne manquez pas:

Paul Gauguin? Suivez le guide de Tristan Pichard et Tiphaine Boilet, éditions Locus Solus, 13 euros
"Découvrir l'histoire de l'art à travers une fiction amusante est le principe de cette nouvelle collection pour les 8 -11 ans.
Teha arrive au musée, forcée par ses parents pour qui Paul Gauguin est un artiste incontournable. Quelle barbe! Et pourtant, la voilà embarquée dans  une aventure inédite car un guide pas comme les autres entre en jeu. Il semble se moquer de tout et peint carrément sur les murs pour mieux expliquer les chefs-d’œuvre de l'Ecole de Pont-Aven. Teha va même à leur rencontre de l'autre côté du tableau, dans un voyage extraordinaire au cœur de l'histoire de l'art".