samedi 8 avril 2017

Repérages sur la Plage aux Ecrivains (épisode 1)


Aujourd'hui commence notre découverte de quelques auteurs présents les 13 et 14 mai sur la Plage aux Ecrivains*. Des livres aux orientations souvent très diverses. Mais n'est-ce pas ce qui fait tout l’intérêt voire le charme de la Plage aux Ecrivains? 
Cette semaine nous vous présentons les romans de Xabi MOLIA, Guillaume LE TOUZE et Catherine LOCANDRO.


Les premiers de Xabi MOLIA aux éditions du Seuil, 19 euros.

Xabi MOLIA  a ravi les critiques de l’automne en se saisissant d’un sujet rarement ou jamais vu en France. 
Imaginez, imaginez bien fort qu’un 19 janvier apparaisse au grand jour une pléiade de super-héros français. Ils vont révolutionner le statut d'un pays qui n’avait rien vu d’aussi beau depuis la victoire de son équipe de foot en 1998.  
Tous les maux d’envergure sont dès lors contrecarrés avec une aisance déconcertante - le terrorisme en premier. Les États-Unis sont jaloux. Divers témoins analysent la psychologie de ces êtres humains pourvus du jour au lendemain de super-pouvoirs dignes de Superman, Batman, Spiderman and co. Ils collaborent volontiers avec le gouvernement mais tiendront-ils le coup ?  
On pense beaucoup à Philip K. Dick dans ce traitement d'un futur plutôt proche. Xabi Molia, lui, attend un 19 janvier…


La mort du taxidermiste de Guillaume LE TOUZE aux éditions Actes Sud, 18 euros.

 Guillaume LE TOUZE commence son livre par un voyage en Corse qui s’éloigne des images touristiques habituelles. Le village que rejoint une certaine Marianne est encore touché par l’hiver, il parait délaissé. Marianne est la fille du taxidermiste. Elle vient se ressourcer, s’isoler dans la maison de son enfance. Peu de gens se souviennent d’elle. 
Pourtant, le roman de Guillaume Le Touze repose pour l'essentiel sur le thème des origines, sur l’identité et le prénom que le taxidermiste, un jour, a accepté de modifier, de transformer, de franciser. 
En effet, Bernard, aujourd'hui touché par une maladie incurable s'est dépossédé de son prénom véritable. Son fils, Antoine a toujours voulu reprendre le flambeau au contraire de Marianne, plus rebelle, qui n’accepte pas la fin prochaine de son père car, dit- elle, elle a encore beaucoup à parler avec son père.  
C’est avec une belle maîtrise que Guillaume Le Touze compose son histoire à l'instar du regard émouvant d’une girafe ou de l’effet saisissant d’un oiseau figé en plein vol. Des instantanés pour l’éternité propres à l’art du taxidermiste. 

Pour que rien ne s'efface de Catherine LOCANDRO aux éditions Héloise d'Ormesson, 18 euros.

Lila est l’héroïne du roman de Catherine LOCANDRO. Elle a été retrouvée morte dans son appartement. Celui qui est venu emporter son corps dans la nuit après que la police l’ait appelé est thanatopracteur. Il reconnait aussitôt celle qui fut l’héroïne de La chambre obscure, une adaptation d’un roman de Vladimir Nabokov. Le film fut, à la fin des années soixante, présenté à Cannes et fut un succès grâce à Lila, cette lumineuse jeune femme de dix-sept ans qui a gravé son visage dans la mémoire des cinéphiles. 
Mais cette gloire fut éphémère, la carrière de Lila capota quelques années plus tard à Hollywood où elle vint s’installer avec le réalisateur de La chambre obscure devenu son mari et le père de ses enfants.
Le thanatopracteur mène discrètement l'enquête sur les circonstances de la mort de Lila. En filigrane apparaît tout un univers cinématographique constitué de beaux personnages engoncés dans les décors grisâtres parisiens ou au bord d’une piscine sous le soleil californien. 


* Liste complète des auteurs: Pierre Adrian, Jean-Luc Aubarbier, Christophe Barbier, Aurélien Belanger, Guy Boley, Françoise Bourdin, Françoise  Bourdon, Geneviève Brisac, Arnaud Cathrine, Sandrine Collette, Charles Daney, Sophie Davant, Jean-Louis Debré, Didier Decoin, Julien Decoin, Patrice Duhamel, Jeanne Faivre d'Arcier, Marc Jolivet, Guillaume Le Touze, Rebecca Lighieri, Catherine Locandro, Amélie Lucas-Gary, Georges Malbrunot, Pascal Manoukian, Isabelle Mergault, Loïc Merle, Xavier Molia, Raymond Poulidor, Jean-Christophe Ruffin, Philippe Torreton.





Ana Sanchez-Ortiz en dédicace à la librairie!

Ana Sanchez-Ortiz

viendra dédicacer son livre à la librairie
Le Livre des Destins Tome 1 Le don de la nature
paru aux éditions Amalthée

SAMEDI 15 AVRIL
 de 10h30 à 12h00 et de 14h30 à 18h00


Dans un esprit d'héroïc fantasy, Ana Sanchez Ortiz, jeune auteure du Bassin d'Arcachon, nous entraîne à la suite de Yava, un elfe de quinze ans banni de son village à la suite de la mort de sa mère, décès dû à une étrange maladie dont il est, à tort, reconnu coupable. Le voilà sur les routes où son destin va basculer. Au fil des rencontres, il en apprendra davantage sur un mystérieux et machiavélique seigneur des morts : l'empereur des Songes. Celui-ci rassemble une armée de démons afin de conquérir l'Ilutréal, l'immense royaume qui comprend à la fois le royaume natal de Yava et celui des hommes...

Pour en découvrir plus sur Ana et le destin de son livre: Page Facebook d'Ana

Encore cette histoire ?!

Le vaillant petit livre, par Juliette Bailly, chez Oskar éditeur, 9,95€

L'histoire du soir est un moment très important pour l'enfant, et ce ne sont pas les parents de Charlie qui vont dire le contraire !
Seulement voilà, lorsque l'on raconte tous les soirs la même histoire... ça devient lassant ! Maman ne supporte plus ce livre et sa réplique récurrente "Je vais te manger le bout du nez !". Papa en a assez de ce grand monstre qui clame, ce soir encore, "Je vais te manger le bout du nez !", et qui le redira demain encore !

C'est décidé : les parents de Charlie vont se débarrasser du livre. Hop, le livre est in extremis placé dans une cachette secrète... mais réapparaît le soir même sur le lit du garçon ! Dimanche, la famille va se promener en forêt, et le livre glisse malencontreusement du sac... pour se retrouver à nouveau entre les mains de l'enfant ! Et même un peu sale, on peut encore le lire. Alors les supercheries s'accélèrent : l'ouvrage tombe dans la machine à laver, dans la poubelle, passe sous la tondeuse à gazon... Sans succès !
C'est un échec complet pour les parents... jusqu'au jour où ils trouvent Charlie dans son lit... en train de lire, tout seul ! Le grand monstre y serait-il pour quelque chose ?


Un beau clin d’œil aux parents qui n'en finissent plus de raconter encore et toujours la même histoire chaque jour 
et qui ne connaissent pas encore La Librairie Générale où ils pourraient être conseillés pour trouver de nouvelles et belles histoires... ;) !

Discussion autour des livres et du métier de libraire

Les hasards du calendrier font que le Lundi 10 et le Mardi 11 Avril, les livres et le métier de libraire seront à à l'honneur en la personne bien connue chez nous de l'ancien libraire de La Librairie Générale: Jean-Claude Duqueyroix! Retrouvez-le:

LUNDI 10 AVRIL à 15h00 
au Palais des Congrès, entrée gratuite
L'UTLARC invite
Jean-Claude Duqueyroix
ancien gérant de La Librairie Générale d'Arcachon
ancien président de la Fédération des associations régionales de libraires indépendants
pour une présentation du métier de libraire
"De Gutenberg à l'édition numérique: mémoire d'un libraire"
Avant même l'invention de l'imprimerie, 
le livre a été un élément moteur de la plupart des civilisations. 
Comment son marché a-t-il évolué? Quel est l'avenir des librairies indépendantes?


Café des Prévoyants de l'Avenir avant 1924, 
date à laquelle La Librairie Générale est venue s'installer.

MARDI 11 AVRIL de 10h00 à 12h00 
CLUB LECTURE à la BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE 
(cours Tartas), ouvert à tous
Rencontre animée par Jean-Claude Duqueyroix.
Coups de coeur, actualités littéraires, envies du moment, 
la discussion autour des livres sera engagée en toute convivilaité!






samedi 1 avril 2017

La terre qui les sépare d'Isham MATAR

La terre qui les sépare d'Isham MATAR aux éditions Gallimard, 22,50 euros.

 Isham Matar a reçu au début de l'année 2017 le prix du Livre Etranger, un prix ouvert sur les autres cultures, sur l'ailleurs, le lointain... En 2011 nous avions tous les yeux grands ouverts sur ce qui se passait en Libye qui, après la Tunisie, avait enclenché sa propre révolution et mis à bas le régime de son dictateur Khadafi. Quelque part, à Benghazi, Hisham Matar revenait dans son pays, retrouvait quelques uns de ses oncles, tantes, cousins, neveux... Il pénétrait une terre qui lui était interdite depuis un nombre considérable d'années. Il avait pris le risque de retrouver son pays dès que cela fut possible pour comprendre et connaître toute l'histoire de la disparition de son père, kidnappé en Egypte et emprisonné en Libye en tant qu'opposant, torturé sans aucun doute et sûrement mort sans que quiconque ne sache ni comment, ni quand. 

Isham Matar avait dix-neuf ans lorsque son père disparut. Il évoque dans ce livre les années de clandestinité en Angleterre et en Egypte, les drôles de rendez-vous que lui fixait son père en Suisse pour tromper les espions libyens, les consignes sévères qu'on lui fixait lorsqu'il étudiait en Angleterre et qui lui interdisaient de révéler sa nationalité. Isham Matar adorait son père qui fut un héros, conscient dès le début de la dangerosité de Khadafi. Outre l'inestimable document que les pages de ce livre nous procurent quant à l'histoire libyenne, il y a par-dessus ça, une sublime évocation de la culture  de ce pays, de son essence même, de ses couleurs et de ses odeurs, de sa population admirable. La terre qui les sépare procure un immense sentiment d'amour conjugué avec une douleur quasi indicible qui hante la mémoire d'un fils envers son père. Hisham Matar hisse son livre à hauteur d'un monumental exercice sur l'histoire de son pays accompagné d'un hommage intellectuel et d'une pudeur inouïe envers un homme irremplaçable qui s’appelait Jaballa Matar.

Deux soeurs, un seul rêve : l'Opéra de Paris

 
Les 7 et 8 avril, on fait la part belle 
à la bande dessinée ! 

Chaque année, depuis maintenant cinq ans, les éditeurs de BD se réunissent autour d'un évènement à visée sociale : la vente des albums concernés par l'opération permet de faire un don de 50 000 BD aux écoles, collèges et hôpitaux. 
Et pour vous, lecteurs, c'est l'occasion de redécouvrir des séries en cours, d'actualités ou parfois qu'on a mises de côté, avec le 1er tome à 1€!

12 BD et mangas à 1€* sont à découvrir pour l'occasion :  


 * Offre valable les 7 et 8 avril 2017 dans la limite des stocks disponibles


Pour patienter jusqu'au 7 avril, place à un coup de cœur en BD jeunesse...  qui ne sera pas dans l'opération mais qui n'en vaut pas moins le détour !

Emma et Capucine - T.1 : Un rêve pour trois, par Jérôme Hamon et Lena Sayaphoum, chez Dargaud, 9,99€

Emma et Capucine sont deux sœurs très proches, voire fusionnelles, et toutes deux partagent un seul et même rêve : intégrer l'école de danse de l'Opéra de Paris.
Poussées par leur mère, elles évoluent ensemble depuis leur plus jeune âge et ont atteint un niveau d'excellence, seulement le jour du concours d'entrée, seule Capucine est reçue...
Emma n'est pas refusée pour son talent, bien au contraire : elle danse très bien, seulement elle propose une prestation beaucoup trop "personnelle", pas assez classique et rigoureuse pour l'Opéra de Paris.
Une autre voie s'ouvre devant Emma, peut-être dans d'autres univers musicaux, ce qui lui permet de reconsidérer son rêve, voire même son parcours de danseuse. Pourtant, Capucine ne voit pas les gens sous le même angle : elle ne peut concevoir d'évoluer à Paris sans sa sœur à ses côtés...

Outre cette belle relation fraternelle, c'est aussi toute la sphère familiale des championnes qui transparaît. Leur mère partage leur rêve et souhaite les voir devenir danseuses étoiles. C'est elle-même, également bonne danseuse, qui les entraîne et les encourage, voire les pousse à continuer. De l'autre côté se présente une figure paternelle beaucoup plus conciliante qui ne souhaite qu'une chose : le bonheur de ses filles, quel que soit leur parcours. Un dialogue s'ouvre alors dans la famille quant au devenir des deux filles.


Servie avec des dessins très fins, réalistes et aux couleurs chatoyantes, cette bande dessinée saura à coup sûr toucher le cœur de nos jeunes lectrices. Bien plus qu'une histoire de deux jeunes filles, c'est un touchant portrait de famille qui s'ouvre à nous. 

Ciel, des chaussures !


Odile la sorcière aux 1 000 chaussures, par Aurélie Bombace et Mickaël Soutif, aux éditions De Plaines en Vallées, 12€

"Il était une fois à Réville,
une sorcière nommée Odile,
qui faisait collection de chaussures.

Elle en avait plus de mille,
car très soucieuse de son allure,
elle prenait grand soin de son style.

Des vertes et des rouges à paillettes,
quelques ballerines des plus coquettes,
notre Odile avait une paire pour chacune de ses jupettes." 

Ainsi nous est présentée Odile, la sorcière aux 1 000 chaussures, la sorcière qui voulait être belle, qui voulait être regardée dans la rue. Seulement à force d'acheter des chaussures, sa boutique ferme ses portes : elle n'a plus aucune paire à vendre ! 
Oh désespoir ! Dans un excès de colère, Odile lance des sorts sur les malheureux passants, et par ici une dame se transforme en bottine, ici un monsieur devient baskets... Mais gare aux vitrines : le sort de la sorcière lui revient et la transforme en paire de bottillons marron ! 

Qui pourra sauver notre sorcière ? Peut-être notre étrangement charmant Armand, le cordonnier toujours bien apprêté qui passait par là ? 


Drôle et avec un bel effort de fait sur les sonorités, cette histoire convient à merveilles pour passer un bon moment avec les enfants !


Rosa Montero : un public au rendez-vous

Retour en images sur la rencontre du mercredi 29 mars 
avec l'auteur et journaliste Rosa Montero au Café Le Petit Louvre.

Rosa Montero était particulièrement attendue mercredi, et c'est devant un public nombreux et enthousiaste que s'est finalement installée l'auteur.













Un grand merci à toutes les personnes présentes ce mercredi soir, ainsi qu'à Lettres du Monde et l'Escale du Livre de Bordeaux qui sont à l'origine de cette rencontre. 
Merci au café du Petit Louvre qui nous fait toujours un très bon accueil et n'hésite jamais à nous suivre dans nos folles aventures!

La librairie a pris de la valeur!

FLASH INFO AFPLG: L'emblématique signet de La Librairie Générale a pris de la valeur sur ebay ! A quand le passage en Bourse?! Nous allons du coup commencer à y réfléchir...
En attendant cherchez bien dans vos livres, il se pourrait bien qu'il s'y cache encore un vrai trésor!
Accès au site de vente au cas où l'un d'entre vous voudrait commencer une collection

samedi 25 mars 2017

La chair de Rosa MONTERO


Venez retrouver Rosa Montero au


café Le Petit Louvre

(Place Lucien de Gracia)

mercredi 29 mars à 19h30
 
 
 

La chair de Rosa MONTERO aux éditions Métailié, 18 euros.



Cette chair est-elle bien fraîche, sommes-nous en droit de nous poser la question ? Absolument si nous lorgnons aux côtés de Soledad Lopez sur les pages web qu'elle consulte en vue de choisir l’escort boy qui conviendra à son projet. Adam semble parfait : « Adam, 32 ans. 1 mètre 91, cheveux noirs, yeux couleur miel, athlétique, parle espagnol, anglais et français. »  Ce sera donc lui. 

Lorsque l’on a fêté sa soixantième année, on accuse le coup plus facilement quant à l’abandon amoureux. Soledad fait le pari de redorer son blason. Si elle parade à l’opéra au bras d’un bellâtre, il est certain que Mario, ce traître retourné vivre avec sa femme, pâlira de jalousie. Tel est l’argument de cette folie entreprise par Soledad pour recouvrer son honneur sinon sa réputation. Soledad, semble t-il, a toujours eu beaucoup d’amants. L’Adam qu’elle s’est choisi va lui coûter cher (600 euros) et plus cher encore, bien plus qu’elle le pensait. 

Dans la vie de Soledad il y a son travail qui, lui aussi, est en mutation. Soledad a brillé lors des expositions qu’elle a organisé sur la vie des écrivains dont elle connaît intimement les travers, les échecs, la folie. Il s’agit cette fois de leur consacrer une exposition sur l’aspect maudit de leur vie et de montrer par l’exemple les contrariétés rencontrées par William Burroughs et Philip K.Dick, Anne Perry et Guy de Maupassant, Juan Jamon Jimenez et cette incroyable Josefina Aznarez… 
C’est donc un nouveau combat pour Soledad qu’elle doit mener dans le milieu culturel madrilène qui menace toujours de faire rejaillir ses origines modestes. 

Enfin Soledad redoute de ressembler à sa sœur jumelle enfermée dans un hôpital dont le visage lui annonce sa vieillesse à venir. Adam est peut-être le dernier feu sexuel de sa vie. Depuis que les circonstances de cette nuit à l’opéra lui ont mis Adam dans son lit, Soledad ignore jusqu’où cette liaison la mènera. Les incertitudes de La chair s’accumulent... 

Comment accepter la fin d’un amour et son illusion totale ? Rosa Montero joue elle-même avec son propre nom dans ce roman chausse-trappe qui résiste aux clichés et déclenche des sentiments inédits et profonds.



Pour ceux et celles qui le souhaitent,

un repas en présence de l'auteur

fera suite à la rencontre au Petit Louvre



Menu à 20€

(entrée – plat – dessert)