samedi 12 avril 2014

Prix des Lycéens et Prix de la critique de la Ville de Gujan-Mestras 2014


Par le biais de la Médiathèque Michel Bézian et en partenariat avec l'association Lire et Délire(s), les Amis de la Bibliothèque, l'association des Amis de Chester Himes et La Librairie Générale qui participent au comité de lecture et font une présélection des ouvrages proposés aux lycéens, la ville de Gujan-Mestras organise depuis 7 ans maintenant un prix des lycéens avec le Lycée de la Mer, le Lycée Grand-Air et le Lycée Saint-Elme.
Cette année, ce fut Max le livre de Sarah Cohen-Scali qui remporta la majorité des suffrages face à La Faute de Rose de Florence Cadier, Tangente vers l'Est de Maylis de Kerangal, Un repas en hiver d'Hubert Mingarelli et 404 not found d'Hervé Decca.
Les lycéens ont alors eu le plaisir de rencontrer l'auteur et d'échanger avec elle pour découvrir comment l'idée d'écrire sur les Lebensborn lui était venue, quelles furent ses sources, quelles questions cette écriture a pu soulever en elle, quelles difficultés elle a pu rencontrer pour faire éditer ce livre, quel fut son droit de regard sur le livre une fois son contrat d'éditeur signé, etc. La rencontre fut pour tous passionnante et ce fut avec autant de naturel que l'auteur se plia au même exercice le lendemain devant un public adulte cette fois venu la rencontrer dans le cadre de l'opération "Livre en balade" lancée par la médiathèque depuis quelques années.
A l'occasion de ce prix littéraire, un prix de la critique s'est également progressivement mis en place. Les lycéens qui le souhaitent soumettent ainsi leur texte critique sur l'un des ouvrages en lice à un comité de lecture qui rassemble bibliothécaires, journalistes et libraire. Cette année ce fut la critique du jeune Adrien Skoberne, lycéen en Terminal ES à Saint-Elme qui fut primée et que nous vous faisons découvrir ci-dessous. Nous tenons d'ailleurs vraiment à la saluer pour sa qualité:


"Les choses ne se passent jamais comme prévu dans la vie, et c'est horripilant, car l'effet de surprise vous fait perdre tous vos moyens. » Notre existence est semblable à une rivière, un cours d'eau où se succèdent des courants de plénitude et d'ivresse, mais également des torrents d'incertitude et d'angoisse. Conçu dans la négation la plus totale de l'amour, mis au monde dans la douleur et les larmes pour préfigurer la race aryenne et son avènement, Max, un enfant dont l'histoire semble déjà tracée dès sa naissance, est la preuve vivante de l'instabilité émotionnelle de l'existence humaine.
À mi-chemin entre la froideur d'un récit qui déstabilise et sème le doute dans l'esprit du lecteur et la tendresse d'une histoire d'amitié fraternelle, le roman de Sarah Cohen-Scali, au-delà de sa dimension historique, demeure un magnifique exemple du rayonnement que peuvent avoir certains individus dans nos vies.
Cet ouvrage, dont les premiers chapitres tendent à dérouter le lecteur par une écriture amère, presque agressive, est nuancé par l'évolution de la personnalité du personnage principal. S'il apparaît comme détestable voire odieux au début du roman, Max, dans son caractère et dans les épreuves que lui impose la vie, suscite tour à tour compassion, attendrissement et amour.
Mais ce qui fait la force de ce récit, c'est cette relation si particulière entre Max et Lukas, entre l'enfant du nazisme, et celui du judaïsme ; une histoire émouvante sur le pouvoir de l'amitié et sur l'ouverture à autrui."
Adrien Skoberne.

Pour en savoir plus:

Le saviez-vous? Réponse à la question de la semaine dernière

Quel auteur a obtenu cette semaine le prix Le Point du polar européen 2014?


Hervé Le Corre pour Après la guerre
son dernier roman paru aux éditions Rivages et pour lequel nous avions eu le plaisir de l'accueillir 
il y a quelques semaines dans le cadre de nos résidences d'hiver!
Pour mémoire c'est ici:


samedi 5 avril 2014

Je suis l'idole de mon père d'Arnaud CATHRINE roman jeunesse

Je suis l’idole de mon père d’Arnaud CATHRINE aux éditions Thierry Magnier, 9.20 euros, roman ado

Nous pourrions prendre les choses à l’envers et dire que c’est le fiston qui ne manque pas d’air…
Pourquoi s’offusque t-il des manières de son père, un brave type, auteur à succès, qui s’inspire de la vie palpitante de son fils Doriand pour chacun de ses livres ? 
A l’heure où chacun rêve de voir sa vie étalée partout, on se demande encore pourquoi le rejeton voudrait avoir une vie privée.

Un séjour à Deauville devrait mettre les choses au clair. Le papa écrivain commence par promettre de cesser de piocher ses idées dans la vie sentimentale de Doriand. Cela lui a suffisamment causé d’ennuis. Mais ce père que l’on pourrait croire sans scrupule a une face cachée. Il s’est brouillé avec tout un pan de sa famille qui possède une maison de vacances non loin de la station balnéaire normande. Lors d’une ballade avec Doriand, ils passent inopinément devant la maison et provoque chez le jeune homme l’envie de connaître enfin ses grands parents, son oncle, sa tante et ses cousins. Quelques jours plus tard il retourne seul chez les parents de son père et s’incruste incognito pour enfin découvrir cette part secrète de sa famille qui bronze en l’occurrence au soleil sur une chaise longue en maillot de bain et qui s’appelle Alexandra.

Autres derniers livres de l'auteur: 
- Les garçons perdus, http://librairiegeneralearcachon.blogspot.fr/2014/03/rencontre-avec-arnaud-cathrine-mercredi.html
- Je ne retrouve personne, http://librairiegeneralearcachon.blogspot.fr/2013/10/je-ne-retrouve-personne-darnaud-cathrine.html

Nous aurons le plaisir d'accueillir Arnaud Cathrine lors de notre prochaine Résidence d'Hiver que nous organisons en partenariat avec l'Hôtel Ville d'Hiver http://www.hotelvilledhiver.com/ ) et les éditions Bijoux de famillehttp://www.editionsbijouxdefamille.fr/ ) du 7 au 10 avril!
Après avoir rencontré des lycéens et des collégiens les 7 et 8 avril, Arnaud Cathrine sera tout à vous Mercredi 10 avril avec une dédicace à la librairie en début d'après-midi suivie d'une discussion à l'hôtel Ville d'Hiver (détail des horaires prochainement).

Et pour en savoir plus sur Arnaud Cathrine: http://www.arnaudcathrine.com/



Arnaud Cathrine au salon Lire en Poche 2014 (Gradignan) sur le stand de la librairie.

Là où naissent les nuages, Annelise Heurtier, Casterman, 12€, roman jeunesse

Là où naissent les nuages, Annelise Heurtier, Casterman, 12€, roman ado .

Fille unique de parents très aimants mais très occupés, Amélia, 16 ans, s'est réfugiée dans la gourmandise. Elle traine son corps adolescent et ses kilos en trop comme une punition. Mais l'arrivée d'une lettre étrange, venue de Mongolie, va bouleverser la banalité un peu mélancolique de son quotidien.
A la fois drôle, décalé et plein d'humanité, un roman qui change, un peu, notre regard sur le monde et sur notre nombril.

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière

Complétez les titres suivants:
- Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
- Le complot du croissant de Clive et Dirk Cussler
- De l'autre côté du soleil de Corban Addison
- L'instant précis où les destins s'entremêlent d'Angélique Barberat
- Toulouse-Lautrec en vacances de Sylvain Smague

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...

 En 327 avant Jésus-Christ, une galère romaine qui abrite une cargaison exceptionnelle échappe à une attaque de pirates. 1916. Un navire de guerre britannique explose au beau milieu de la mer du Nord. De nos jours, une série d'attentats sanglants ravage plusieurs mosquées en Turquie et en Égypte. Lors d'une expédition en Turquie et en Israël, Dirk Pitt vient de découvrir des trésors datant de l'époque des Romains. Ses recherches le mènent sur la piste d'un puissant groupuscule islamiste qui a pour but de redonner à l'Empire Ottoman son ancienne splendeur. Summer Pitt, la fille de Dirk, retrouve à Londres un mystérieux « Manifeste », datant du Ier siècle et égaré dans des circonstances inexplicables. S'il était mis au jour dans le monde actuel, il pourrait changer le cours de l'histoire.

 De l'autre côté du soleil est un roman d'aventures émouvant qui, à travers le destin d'Ahalya et de Sira, nous guide avec délicatesse et justesse dans les arcanes d'un des trafics les plus sinistres de la planète: le proxénétisme. C'est aussi un roman d'amour, à travers la belle histoire de la reconquête de Priya dont son mari Thomas reste éperdument amoureux malgré les épreuves traversées.


Au-delà d'une histoire d'amour impossible, la grande force de ce roman est qu´il nous parle de la vie. Une tache rouge sur l´oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans..



Sylvain Smague brosse le portrait inédit d'un Toulouse-Lautrec sportif et détendu. Car le peintre a beaucoup aimé les bains de mer, la pêche, la voile et le canotage. A Arcachon, il a fréquenté les milieux aisés des clubs de yachting. A travers les séjours de cet insolite "étranger de distinction", c'est une grande époque du Bassin d'Arcachon qui est ici ressuscitée, à l'âge d'or des régates et de la vie mondaine.

samedi 29 mars 2014

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière

Quel pays est mis à l'honneur cette année 
au Salon du Livre de Paris?


Lors de sa 34ème édition le Salon du Livre de Paris a mis à l'honneur l'Argentine
 et notamment Julio Cortazar dont on fête cette année le centenaire de sa naissance.
Si vous avez envie de découvrir un peu plus cette littérature argentine, nous vous recommandons les 5 titres que le journal L'Express a chroniqué sur le lien suivant 
http://www.lexpress.fr/culture/livre/litterature-argentine-les-5-classiques-a-re-lire_1498699.html
Et en littérature jeunesse, Séverine conseille vivement aux jeunes lecteurs de 9-10 ans
Une soupe de diamants de Norma Huidobro
paru aux éditions de l'Ecole des Loisirs!

Rencontre avec Arnaud Cathrine Mercredi 10 avril

Les garçons perdus d’Arnaud CATHRINE aux éditions Le bec en l’air, 14.90 euros

La singularité des écrits (récents) d’Arnaud Cathrine repose sur un traitement de l’amitié, de sa durée et de ses modifications notamment dans cette période complexe et souvent heurtée de l’adolescence.
Il est possible qu’avec Les garçons perdus, Arnaud Cathrine ait atteint un aboutissement en soulevant le sentiment d’injustice qui termine et juge les liens unissant deux amis.
Ce constat avait déjà été établi avec le roman Je ne retrouve personne paru à l’automne 2013 qui reprenait l’histoire d’une amitié et en révélait déjà de sombres aspects.

Cette cruelle inégalité qui sépare deux êtres qu’une même destinée semblait unir se représente avec Les garçons perdus. Un narrateur qui a de nombreuses similitudes avec l’auteur (comme on le constatait aussi dans Je ne retrouve personne) reprend le fil d'événements qui l'ont amené à côtoyer celui qu’il a longtemps considéré comme une idole.
L’idole se définit par l’aura qu’elle dégage auprès de ceux qui, tels des satellites, opèrent une rotation autour de lui. Ce phénomène est d’autant plus perceptible au sein d’un établissement scolaire quand les personnalités s’affrontent ou plutôt s’initient à l’affrontement.
Ainsi se déclarent les différences, on se choisit un camp et l’on commence à aimer.

Arnaud Cathrine garde comme un lien secret avec ce temps de l’adolescence où les sentiments sont à vif parce qu’on ne sait encore quelles en sont les limites.
L’idole effectue envers le narrateur une démarche inattendue. Elle établit avec lui un rapport qui à défaut d’être exclusif devient très vite privilégié.
Ensemble, ils abordent une relation quasi sacrée qui leur ménage un temps dit expérimental et qui les pousse aux frontières de l’amour.
Mais Les garçons perdus est aussi un roman de la retenue et du silence avant de sombrer dans le déclin, la perte et la désacralisation.

Les éditions Le bec en l’air offrent un résultat magnifique à ce court texte en insérant le travail photographique d’Eric Caravaca qui enrichit l'atmosphère de perte du roman.
Nul personnage sur les clichés, ils ont quitté les lieux et n’ont laissé qu’un décor qui regorge de détails à la fois intimes et impersonnels. Les photos naviguent au cœur d’un ensemble de bâtiments qui pourraient être un ancien asile, un hôpital, un lycée, une caserne…

Ces lieux qui ont réuni des êtres désormais disparus font un écho véritable au propos d’Arnaud Cathrine.

Nous aurons le plaisir d'accueillir Arnaud Cathrine lors de notre prochaine Résidence d'Hiver que nous organisons en partenariat avec l'Hôtel Ville d'Hiver ( http://www.hotelvilledhiver.com/ ) et les éditions Bijoux de famille ( http://www.editionsbijouxdefamille.fr/ ) du 7 au 10 avril!
Après avoir rencontré des lycéens et des collégiens les 7 et 8 avril, Arnaud Cathrine sera tout à vous Mercredi 10 avril avec une dédicace à la librairie en début d'après-midi suivie d'une discussion à l'hôtel Ville d'Hiver (détail des horaires prochainement).

Le brigand bien-aime d'Eudora Welty

Le brigand bien-aimé d’Eudora WELTY aux éditions Cambourakis.

 Les éditons Cambourakis qui se sont créées en 2006 affectionnent les bandes dessinées mais elles reprennent également bon nombre de textes littéraires européens, de l’Est en particulier qui détient des trésors tchèques et hongrois (Kosztolanyi, Capek, Krudy…) mais elles trouvent aussi des perles sur le continent américain (Carpenter, Ducornet, Dodge, Dixon…) dont un classique d’Eudora Welty.

Ce surprenant récit proche du conte fantastique emprunte son originalité à plusieurs contes pour enfants, le magicien d’Oz par exemple pour la déambulation d’une jeune fille au cœur de la végétation américaine, Blanche-neige pour le mauvais dessein de celle qui se prenait pour une reine ou encore les contes des mille et une nuits en rapport avec un esprit enfermé dans un coffre.
Eudora Welty est également imprégnée des légendes de l’Ouest qu’elle recompose dans un style unique et hilarant. Reconnue par ses pairs au début des années quarante, elle s’inscrit dans la lignée sudiste des Flannery O’Connor, Carson Mc Cullers et même William Faulkner qui lui adressa une lettre de reconnaissance.

 Le brigand bien-aimé adopte un ton dérisoire et démesuré qui dérange l’ordre moral et démonte par l’absurde les codes machistes du héros américain. L’histoire débute - comme il se doit - par une affaire entre hommes dans une auberge qui mêle trésor et brigandage. Le protagoniste, le plus reconnaissable après ce préambule, est un certain Clément qui retourne en sa demeure où l’attendent sa fille chérie et sa deuxième femme dont il ne voit ni la jalousie, ni l’avidité.
En effet, la marâtre envoie chaque jour plus loin la jeune fille dans la forêt au prétexte de lui ramener des herbes jusqu’à son enlèvement par un bandit qui tombera amoureux d’elle. Ces deux-là vivront une idylle curieuse puisque le visage du bandit ne se dévoile jamais. Il est le brigand bien-aimé qui barbouille sa figure avec des mûres pour commettre ses méfaits. Il se cache avec celle qu’il veut dès lors épouser dans une forêt qui tient lieu d’émerveillements parmi les plantes et les fleurs et où s’épanouit notre douce héroïne entourée de brigands.

Le père qui a mis en branle toutes les recherches possibles s’en remet à celui qu’il a rencontré à l’auberge et lui a évité de se faire dérober son or. Les identités s’échangent gaillardement et maintiennent l’intrigue. Eudora Welty raffole des tours de passe-passe qui révèle sa très grande facilité narrative. Elle se plaît à retarder le dénouement de l'aventure et dessine une Amérique empreinte d’innocence et d’imagination, de jeunesse naïve et d’idéal, surprenante et infiniment drôle.

samedi 22 mars 2014

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière

Quel mystère nous révèle Max Ducos dans son dernier album?

Réponse: Le Mystère de la grande dune







Pour ceux qui auraient manqué notre article d' il y a quelques jours, le revoici:


Arrivé de nuit dans une forêt inconnue, un garçon est réveillé par les aboiements insistants d'un chien. Intrigué, il le suit. C'est le début de découvertes en cascade... Et d'une grande aventure qui va changer le cours de sa vie!

Après la faculté d'Arts Plastiques à Bordeaux, Max Ducos intègre l'école des Arts Déco de Paris. Son projet de fin d'étude, Jeu de Piste à Volubilis,  obtient en 2008 le Prix des Incorruptibles et le Prix Versèle (Prix de littérature jeunesse en Belgique). Le Mystère de la grande dune est  son 5ème album.

Des illustrations au trait vif et aux couleurs éblouissantes, des personnages attachants et des histoires qui nous entrainent toujours plus loin dans le monde merveilleux de l'enfance: chaque nouvel album du jeune auteur bordelais est un régal pour petits et grands.


Et quelque chose nous dit que vous devriez avoir prochainement l'occasion de rencontrer Max Ducos à Arcachon.... mais chut! nous préférons préserver encore un peu le mystère....

Tehila de S.J. AGNON

Tehila de S.J. AGNON aux éditions Gallimard, 12,50 euros.

Le conte de Tehila tel qu’il est retranscrit par Joseph Samuel Agnon (prix Nobel 1966) se déroule à Jérusalem où résidait l’écrivain tout comme Tehila, une femme plus que centenaire dont on découvre l’incroyable et triste histoire à la toute fin du livre.
Mais de ce conte ressort une approche subtile d’évènements imbriqués dans la tradition religieuse juive. Effectivement, il y est relaté, entre autre, une série de mitzvah, acte de bonté humaine.
Deux femmes, principalement, côtoient l’écrivain dans les rues et les maisons de Jérusalem aux alentours du mur occidental : la veuve du rabbin et Tehila. Le récit se situe avant la partition de la Palestine et la création d’Israël, il y règne une intemporalité qui pourrait bien exister aujourd’hui encore au sein de certaines familles juives très ancrées dans la religion. Les deux femmes n’ont de cesse de s’en référer à Dieu et à sa bénédiction, ce qui provoque, dans la répétition, un réel effet comique.
Mais l’histoire de Tehila, canoniquement âgée de 114 ans, est une tragédie qui a débuté après que son mariage a été annulé à la suite de ce qui fut vécu comme une trahison religieuse. Cette décision se répercutera comme une malédiction avant que Tehila ne soit identifiée par l’écrivain comme une sainte espérant son scribe.