samedi 1 février 2014

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière

Quel est le livre qui avait le prix le plus "inabordable" sur nos étagères à Noël?


Le voici: Le Louvre aux éditions Citadelles et Mazenod au doux prix de 350 euros!
Et que ceux qui auraient des regrets se rassurent tout de suite,
 ce magnifique livre relié en toile de satin et sous coffret est toujours là!
Chartriste, historienne de l'art, Geneviève Bresc-Bautier, est conservateur général et directrice du département des Sculptures du musée du Louvre.
Plus qu'un catalogue de toutes les expositions permanentes, elle retrace aussi l'évolution de la bâtisse à travers les âges, de son histoire de forteresse médiévale à son ancrage dans le XXI° siècle.



Conditions du jeu concours Le saviez-vous?

Pour célébrer les 90 ans que La Librairie Générale fêtera en Décembre 2014, nous organisons tout au long de l'année un jeu concours intitulé "Le saviez-vous?" afin de vous sensibiliser à l'histoire de la librairie et à l'actualité littéraire. En voici les modalités:

Le principe: à chaque publication du blog (normalement tous les samedis), une question vous sera posée dans la rubrique "Le saviez-vous" présente en haut à droite de votre écran. Selon la difficulté des questions un indice apparaîtra.
Pour chaque question, vous avez 1 semaine pour répondre, la réponse étant donnée à la publication suivante.

Le but: répondre correctement à un maximum de questions. Pour répondre il vous suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante: arcalib@wanadoo.fr . A chacune de vos participations nous vous enverrons un mail confirmant que nous avons bien eu votre réponse. Si vous ne recevez pas de mail de confirmation, contactez-nous en passant à la librairie ou en nous appelant au 05 56 83 53 32.
Ce jeu se déroulera tout au long de l'année 2014. Comme vous n'aurez pas toujours le temps de répondre à toutes les questions, le gagnant sera celui ou celle d'entre vous qui aura donné un maximum de réponses correctes. Autrement dit il n'est jamais trop tard pour commencer à participer car ceux qui ont répondu avant vous n'ont peut-être pas trouvé les bonnes réponses!

Les prix:
- 1er prix: un lot de 24 livres grand format parus en 2014 parmi une sélection que nous aurons faite.
- 2ème prix: un lot de 12 livres grand format parus en 2014 parmi une sélection que nous aurons faite.
- 3ème prix: un lot de 6 livres grand format parus en 2014 parmi une sélection que nous aurons faite.
et de plus petites surprises pour les plus assidus même si leurs réponses ne sont pas toutes justes!
Attribution des prix:  fin d'année 2014.

Jeu ouvert à tous, sans conditions d'achat.

Le nouvel an chinois chez Philippe PICQUIER

Depuis hier nous sommes entrés dans l'année du Cheval selon le calendrier chinois. L'année prochaine sera celle de la chèvre et les suivantes, celles du Singe, du Coq, du Chien et du Cochon puis l'ordre reprendra à partir du premier animal qui répondit à l'appel du Bouddha, à savoir le Rat..
Cet événement est célébré chaque année et depuis longtemps par les éditions Philippe Picquier qui surent, il y a presque trente ans, ouvrir l'Asie aux Occidentaux en publiant de nombreux ouvrages de littérature, certes, mais aussi de nombreux essais, des beaux livres et des albums pour la jeunesse.
La liste serait longue pour qui voudrait énumérer les auteurs que Philippe Picquier a découverts, le Japon fut le premier des pays a être abordé, puis la Chine, la Corée, le Vietnam, l'Inde...
Des classiques, des érotiques, des poésies et des contemporains, la Librairie Générale chaque année est confrontée à l'immense choix proposé par les éditions Picquier dans le cadre de son opération :
Deux livres achetés = une estampe offerte.

Tous les livres ont été choisis dans le catalogue de poche, nous les avons exposés dans notre vitrine afin que vous vous laissiez tenter.
Alors qui aura les honneurs de votre bibliothèque, Lao She ? Murakami Ryu ? Inoue Yasuchi ? Soseki Natsume ? Duong Thu Huong ? Divakarumi Chitra Banerjee ? Xinran ?
Dans tous les cas nous vous souhaitons une bonne année chinoise !

Entorse de Philippe MATHIEU


Entorse de Philippe Mathieu, éditions Buchet Chastel 15 euros

Cette entorse faite à la vie de ce charmant narrateur nommé Léo est le ressort mi-joyeux mi-triste d'une intrigue qui n'aurait pas déplu à un certain Eric Rohmer (cinéaste disparu qui fait encore l'actualité*).
La rupture amoureuse que vient de subir Léo l'oblige à prendre des vacances histoire de réfléchir à la nouvelle direction que va prendre sa vie. Quoi de plus naturel que de s'installer dans le sud, à Montpellier chez ses meilleurs amis, Mathilde et Pierre qui sont en couple mais sans être jamais parvenus à éclaircir la mystérieuse relation qui les unit à Léo.
Léo est invité à garder deux chattes, celle du couple et celle de Charlotte, une amie partie une semaine à Aix pour une raison professionnelle. Resté seul avec ces chattes pour lesquelles il n'éprouve guère de sentiments, il ressasse le naufrage de ses amours, avec Florence qui sont finies, avec Mathilde qui n'ont jamais vraiment commencé. Le voyage à Aix, parce que la chatte de Charlotte lui est un poids trop lourd, change la donne à tout point de vue.
Il faut se laisser prendre à cette improvisation amoureuse où chaque page délivre son lot de sensations toujours surprenantes. Les aventures de Léo, dès lors qu'il a perdu tous ses repères, révèlent un homme tout en nuance que le passé prend à rebours par la faute d'un père étrangement disparu. Mais le présent offre à Léo son éventail de rencontres dont certaines lui redonnent le désir d'aimer.
Demeure cependant l'entorse qui marque la fin de cette histoire en un rebondissement inattendu dans un décor grandiose tout près de la Méditerranée et suscite une très bonne surprise de cette rentrée 2014.

* Deux livres sont sortis en janvier autour de son nom, une biographie d'Antoine de Baeque aux éditions Stock (29 euros) et un recueil de nouvelles, Friponnes de porcelaine chez le même éditeur (20 euros).

Les rendez-vous de la médiathèque

Date : 08/02/2014 
Heure : 11H00 
Lieu : Médiathèque Michel Bézian de Gujan-Mestras
Entrée Gratuite.

Rencontre animée par Bernard Daguerre de l’association ACHAAB.
9ème Rencontre Polars en présence de l’auteur Marin LEDUN avec son nouveau roman « L’homme qui a vu l’homme ».
L’occasion pour les lecteurs, et autres passionnés, d’entendre parler de roman policier, de roman noir et des dernières parutions, lues et décortiquées par les intervenants.


Et pour ceux qui peuvent se rendre dans Bordeaux, nous vous conseillons aussi vivement la rencontre prévue avec l'auteur vendredi 7 février à 18h30 chez nos amis de La Machine à Lire (8 place du Parlement, Bordeaux)!

samedi 25 janvier 2014

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière



Quel est le surnom du navigateur qui est venu présenter son livre retraçant son périple lors du dernier 
Vendée Globe?

"Poussin Ronchon. Garde rapprochée ou cercle familial, Arnaud Boissières se comporte en patron. «Mais il marche à l’affect. Il a juste besoin d’être rassuré dans ses choix,affirme Lulu. Il ne fait jamais un projet seul. Moi je lui dis : "Fais-le et on sera là."» Lulu a trouvé son surnom de «Cali», d’après le dessin animé du poussin ronchon Calimero, qui porte une coquille d’œuf sur la tête et répète : «C’est vraiment trop inzuste.»" (in Libération du 6/12/12 par Dino Di Meo)

C'était donc CALI qu'il fallait répondre à la question de la semaine dernière!
Toutes les réponses reçues étaient justes et nous vous encourageons donc tous à continuer sur votre belle lancée!

Et pour celles et ceux d'entre vous qui n'ont pas pu nous rejoindre samedi dernier pour le rencontrer voici la séance de rattrapage:
http://www.sudouest.fr/2014/01/19/un-solitaire-a-partager-1434135-2733.php
- http://www.tvba.fr/videos-2/societe/arcachon-arnaud-boissieres-livre.html

L'hôtel Ville d'Hiver et la Librairie Générale partenaires

L'année 2014 sera marquée par une initiative 100% arcachonnaise, conjuguée par l'hôtel Ville d'Hiver et la Librairie Générale qui se sont donné pour mission d’accueillir des auteurs d'horizons divers, en hiver !





Le charme et l'histoire de ces lieux devraient être une source d'inspiration créatrice, du moins c'est ce qu'ont ressenti Nathalie Bernard, auteure pour la jeunesse, et son illustratrice Pops (1) qui ont fait figure de test, de numéro zéro, et ont donc bénéficié de ce qui devrait s'inscrire dans la durée chaque hiver !

Voici, dans l'attente de la suite du programme, une interview exclusive de Nathalie à la sortie de sa résidence d'hiver:

Nathalie, que retiens-tu de ton passage à l'hôtel Ville d'Hiver ?

Ce que je retiens de chaque résidence est qu'on écrit mieux et plus
vite quand on est totalement immergé dans le lieu de l'écriture.
L’hôtel de la ville d'hiver, bien que contemporain se prête
parfaitement à l'ambiance surannée de la ville d'hiver. 

Quelle suite vas-tu donner à cette expérience ?

La suite? Un roman à terminer dans 15 jours, une publication dans trois
mois agrémentée d'une expo et d'une rencontre-dédicace in situ. 

Que penses-tu d'Arcachon en hiver ?

Arcachon en hiver est vide (du moins la ville d'hiver) et d'autant plus
romanesque qu'on peut y laisser infuser ses ambiances... Il ne reste
plus qu'à récolter des histoires.

Peut-on écrire aujourd'hui sur Arcachon ?

Aujourd'hui oui mais toujours avec une pointe de nostalgie, quelque
chose du passé. 

As-tu vécu un évènement marquant durant ton séjour ?

L'évènement marquant : l'accueil glacé et glaçant de la villa Faust quand on leur a demandé s'ils étaient d'accord pour que leur maison fasse partie du décor d'un roman pour les
8-12 ans. La peur lue sur leurs visages et leurs mots, inquiets : "les
gens parlent, vous savez"
.

Le regard et l'écrit de V.S. NAIPAUL


Le regard et l'écrit de V.S. Naipaul, éditions Grasset, 22 euros


L'exigence Naipaulienne est reconnue outre-Manche au point d'avoir surpassée les codes de la société anglaise. Pourtant, l'homme en question se considéra longtemps comme un spécimen authentiquement colonial. Effectivement, Lord V.S.Naipaul a grandi assez loin du royaume, à Trinidad et Tobago.
Le regard et l'écrit relate une partie de cette existence antillaise et consacre un long et beau passage à la découverte du seul poète reconnu des Antilles anglaises, Derek Walcott, qui vivait sur l'île voisine de Sainte Lucie.
Après Walcott, qui montra la voie en obtenant le prix Nobel 1992, Naipaul s'attache à décrire sa propre montée en puissance au sein des lettres anglo-saxonnes grâce à l'appui d'Anthony Powell, un auteur qu'il n'épargne pas mais dont il loue l'amitié.
Certes, les critiques fusent mais demeurent construites et s'il ne vaut mieux pas s'attarder sur le style démodé de Powell, il est plus intéressant d'observer la galerie de portraits que nous fournit l'auteur sur les lettres anglaises des années soixante, aussi instructive que l'embardée soudaine effectuée en direction de l'Inde au beau milieu du livre, là où se situe les origines réelles de Naipaul.

Déconstruire les mythes, telle semble être la mission que s'est donné Naipaul qui, au chapitre suivant, analyse la migration d'un indien célébré en son temps pour un livre autobiographique écrit au Surinam. La singularité de cette aventure intéresse au plus au point cet enfant de la diaspora indienne mais il en rejette l'universalité.

Un étrange chapitre s'intercale alors sans que l'on devine forcément l'intention de l'auteur. Ce dernier s'en prend à Flaubert dont il tisse une couronne de lauriers à propos de Madame Bovary pour mieux démolir Salammbô. En effet, l'exotisme flaubertien qui oscille entre l'âne d'or d'Apulée et les écrits de Polybe ne trouve point grâce à ses yeux. Lourdeurs et erreurs tactiques sont stigmatisées tout au long de ce court essai qui prend des airs de prévention contre les nuisances occidentales à l'égard de cette vaste contrée dénommée Orient.

Pour conclure, Naipaul s'oriente sur la vie du Mahatma Ghandi lui-même. Une vie examinée à la loupe et qu'il déconstruit à partir de ce qui deviendra le symbole du gandhisme, le port du châle, la vie ascétique, le nettoyage des latrines...
Naipaul, pour une fois, semble réellement fasciné et relève en maints endroits l'intelligence de Gandhi en s'appuyant sur l'importance et les leçons tirées de ses voyages en Angleterre et en Afrique du Sud.

En marge de cet essai écrit en 2007 mais publié en France six ans plus tard, Naipaul revient par l'entremise d'Hanif Khureishi dont le dernier livre, Le dernier mot, correspond à s'y méprendre à la personnalité si controversée en Angleterre du prix Nobel 2001, un certain Vidiadhar Surajprasad Naipaul.

samedi 18 janvier 2014

Le saviez-vous? Réponse de la question de la semaine dernière


Quel âge a La Librairie Générale?

"Le transfert de La Librairie Générale dans son nouveau local est achevé. C'est un plaisir de constater avec quelle harmonie il a été procédé à l'aménagement intérieur et extérieur de ce rendez-vous des amis des livres"

Voilà ce que nous pouvons lire dans le journal L'avenir d'Arcachon (journal des intérêts balnéaires, industriels et ostréicoles de la contrée paraissant le dimanche) 
daté du .... 21 Décembre 1924!
C'est donc au croisement du cours Lamarque de Plaisance et de l'ancienne rue du Casino (actuelle rue de Lattre de Tassigny) que s'est ouverte notre librairie en lieu et place du Café des Prévoyants de l'Avenir que vous pouvez apercevoir sur la droite de la carte postale ci-dessus.
Si la terrasse a depuis été cloisonnée, nous pouvons vous assurer, nous libraires qui connaissons bien les coins et recoins de cette belle bâtisse, que rien n'a changé depuis! Et à vrai dire nous en sommes fiers.

90 ans pendant lesquels les livres n'ont cessé d'entrer et sortir de cette librairie... Voilà de quoi laisser songeur... Certains (et heureusement beaucoup!) ont su trouver preneur, d'autres sont repartis d'où ils venaient. Imaginez le nombre d'auteurs qui ont pu rencontrer leurs lecteurs en ce lieu, le nombre de clients qui ont poussé les portes et ont trouvé LE livre qu'ils cherchaient, ont découvert LE livre qu'ils n'auraient jamais eu l'idée d'ouvrir si un libraire, plus ou moins derrière ses lunettes selon les époques, n'avait été là pour le leur mettre entre les mains...
Voilà le lieu que nous aimons et que nous sommes heureux de célébrer de différentes manières tout au long de cette année avec vous!



Le chemin du serpent de Torgny LINDGREN

Le chemin du serpent de Torgny LINDGREN aux éditions Actes Sud, 16 euros.

Ce titre, inquiétant et, visiblement, tenace, s’apparente au lancinant trajet effectué par un certain Karl Orsa en direction d’une famille de la profonde campagne suédoise des années soixante.
Les visites régulières voire permanentes du commerçant Karl Orsa symbolisent le rappel d’un endettement engendré par la famille depuis la disparition du père qui a laissé une femme et ses deux enfants sans ressources. Karl Orsa a su se rendre indispensable en tenant un livre de compte occulte qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête de la mère qui ne sait que jouer de l’harmonium lors des messes du dimanche.
Son jeune fils est le narrateur de l’histoire, il constate impuissant l’emprise de Karl Orsa sur sa mère et sa sœur tout en essayant d’en saisir la raison.
Torgny Lindgren a composé avec Le chemin du serpent, un des grands classiques de la littérature suédoise contemporaine. L’exploitation de Karl Orsa sur la famille du narrateur témoigne d’un enlisement intellectuel dû à des croyances populaires et au poids religieux qui servit une minorité qui bénéficia de l’isolement des villages suédois jusqu’à l’aube des années soixante-dix.
Mais le propos de Torgny Lindgren est aussi nimbé d’un mystère quant à la servilité consentie dans les relations humaines ordinaires et, dans le même temps, de la manipulation qui en découle. Que cherche Karl Orsa sinon combler un manque d’un amour véritable et un désir d’enfant qu’il ne parvient ou n’ose formuler et qui l’oblige à suivre Le chemin du serpent.